Brésil #6: Tchao Tchao Brasil

Brésil #6: Tchao Tchao Brasil

Après plusieurs centaines de kilomètres sous une chaleur étouffante, nous arrivons à Bonito dans le Pantanal Sud. Nous rêvions de cette étape en imaginant nous baigner dans les eaux cristallines du Rio Formoso et pratiquer le snorkeling dans ses eaux poissonneuses. Malheureusement pour nous, un orage la nuit de notre arrivée baissera la température de 20°C. L’air est frais et l’envie de baignade se fait de plus en plus absente.
A Bonito, nous rencontrons une famille morbihannaise, les Oukilay, (oukilay.com) au début de son périple en Amérique du Sud. Ils attendent comme nous le retour du beau temps. Nous sommes contents de partager un moment avec eux car, mise à part la famille Laffont, nous n’avons croisé aucune autre famille de voyageurs au Brésil. Les échanges commençaient à nous manquer.

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Avec la famille Lelay et l’animateur radio de Bonito
 
Deux jours plus tard, nous quittons l’air frisquet de Bonito pour parcourir l’Estrada parque do Pantanal, une autre piste de terre au milieu du Pantanal. Cette fois-ci, 87 ponts de bois nous attendent et la traversée d’une rivière en bac.
La piste est très belle. Nous observons à nouveau les animaux qui peuplent le Pantanal. Le premier matin, nous voyons même un jaguar à côté de notre bivouac. Dommage que ce n’était pas dans les conditions souhaitées… En effet, c’était un petit jaguar sur le bas côté de la piste. Il était beau, intact, mais il dormait d’un sommeil éternel.
Charlotte dit: “Sa maman doit être très triste”. Lisa se met à chanter “Dans la jungle, terrible jungle, le lion est mort ce soir….” Trop mignon.
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Pause déjeuner avec les Oukilay
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Nous capturons de nouveaux animaux en photos.
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On adore observer le Toucan.
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Traversée du Rio en bac
 
A la fin de la piste, nous sommes à la frontière avec la Bolivie. Il est temps de dire au revoir au Brésil après deux mois et demi et des milliers et des milliers de kilomètres parcourus à travers le pays. La conduite des routiers brésiliens aura souvent fait hurler Nicolas: “ils sont complètement malades”, “les bourrins”.
Ils vont à toute allure et doublent et redoublent sans aucune visibilité. Il faut dire qu’ils semblent bénéficier d’une protection particulière. C’est l’occasion de partager une anecdote puisque de nombreux véhicules, en particulier les poids lourds, louent les pouvoirs de Jésus, de Dieu ou de Marie à travers d’ostentatoires stickers collés sur leurs véhicules “protection divine 100% Jésus” “Au service du roi Jésus” “Jésus est mon pasteur, mon chemin”. Nous pourrions réécrire: un routier brésilien sans son sticker Jésus, c’est comme un (…). Vous connaissez la chanson.
De notre côté, à défaut de stickers, nous avons préféré opter pour la prudence au volant surtout lorsque l’on croise des poids lourds couchés au sol avec la cargaison étendue sur l’asphalte.
Ces démonstrations religieuses nous paraissent ridicules car nous n’y sommes pas culturellement habitués. Elles sont fréquentes en Amérique du Sud. En Bolivie, il existe une coopérative bancaire qui s’appelle “Jésus de Nazareth”. Ayant besoin d’espèces, j’ai inséré ma Mastercard espérant une multiplication des billets. Je n’ai rien obtenu. Pas cool!!!
Il parait qu’en Bolivie, il y a même des boîtes de céréales vantant les pouvoirs de Jésus. Ils doivent être divinement bons!!!
J’espère n’avoir choqué personne, il faut savoir rire de tout après tout.
Une dernière anecdote. Nous avons aimé la cuisine brésilienne et tous les restaurants self-service où l’on mange bien pour un  prix modique. Toutefois, il y aura une spécialité qui n’aura pas fait l’unanimité au sein de la famille: la pâte de Goyave. Lisa a trouvé cela “crès bon”. Pour les autres membres de la famille, la photo parle d’elle-même.
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Conseils aux voyageurs:
L’Estrada Parque do Pantanal est praticable pour les véhicules non 4X4 pendant la saison sèche. Juillet était l’idéal. La traversée en bac est de 45 reais pour une voiture et 75 reais pour un camion.