Bolivie #5: Tiwanaku et le lac Titicaca: sur les traces des héros de notre enfance

Du 10 au 15 août 2016

Tiwanaku
Comme Tintin et le Capitaine Haddock, nous sommes partis de Saint-Nazaire il y a quelques mois  pour arriver ici à Tiwanaku. Le site archéologique est le symbole de la civilisation de Tiwanaku qui précéda les incas. Hergé s’en est fortement inspiré dans Les 7 boules de Cristal et Le Temple du Soleil.
Aucun lama ne nous a craché dessus. Tonnerre de Brest!!! En revanche, nos Dupont étaient bien là. Mais, motus et bouche cousue….Je dirais même plus Botus et mouche cousue.
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Le lac Titicaca et Copacabana
Nous prenons ensuite la direction du lac Titicaca. Au revoir Tintin…Cette fois, nous roulons sur les traces de Estaban, Zia et Tao. Les filles sont motivées, elles ont regardé tous les épisodes des Cités d’Or depuis le début du voyage. Elles se sont très vite réparties les rôles. Charlotte veut être Esteban parce qu’il pilote le grand Condor, Clémentine veut être Zia parce qu’elle est trop belle. Lisa endosse le rôle de Tao par défaut, mais elle a le physique pour!!! Nico se proclame Capitaine Mendoza. Purée!!! Il ne reste que Sancho et Pedro.
Le lac Titicaca est magique côté bolivien. Dès le lever du soleil, la lumière est splendide. Nous bivouaquons le long du lac, tranquillo et nous nous offrons une petite balade en bateau.
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Après une rapide traversée en bac, nous arrivons à Copacabana. Oui oui, j’ai bien dit Copacabana. Rien à voir avec la plage du Brésil. Ici, le bikini n’est pas de sortie. Même pas le burkini, c’est pour dire!!!
En effet, Copacabana est à la Bolivie ce qu’est Lourdes à la France, un haut lieu de pélerinage où l’on vient prier la vierge. Lorsque nous arrivons à Copacabana, je demande à Nico d’aller dans le centre-ville pour retirer de l’espèce (pas chez Jésus de Nazareth, j’ai abandonné l’idée…). La rue dans laquelle nous nous sommes engouffrés est bloquée. J’en profite pour faire mes achats et je comprends très vite ce qui se passe.  Les véhicules sont arrêtés pour être décorés. Ils attendent leur tour pour recevoir la bénédiction du prêtre de l’église. Nous sommes samedi, grand jour de baptême des véhicules.
Nicolas a assisté de plus près à cette cérémonie le dimanche matin. Le propriétaire du véhicule ouvre le capot. Le prêtre (plutôt look de moine) bénit le moteur, puis, les membres de la famille. On lance des confettis et des pétards. La joyeuse tribu boit de la bière. Une petite  lichette pour le prêtre, ça fait toujours plaisir (le Pérou n’est pas un grand producteur de vin, on fait avec ce qu’on a!!!). Il est temps de passer son tour et de terminer la fête sur la plage. Nous avons bien rigolé devant ce spectacle. Nous sommes un brin moqueur. Cependant, toutes ces familles, en particulier, péruviennes sont bien sympathiques. Je me suis même fait payer un verre de bière par un papi péruvien. A chacun ses croyances après tout. L’important dans cette cérémonie est de passer un bon moment en famille. Ils ont bien raison de se faire plaisir.
De notre côté, nous nous sommes prélassés au soleil pendant deux jours, le temps nécessaire pour dire Adieu à la  Bolivie.
Un pays dans lequel nous nous sommes sentis à l’aise. Les boliviens sont des timides. Ils ne sont pas du genre à dérouler le tapis rouge pour vous. Néanmoins, on ne compte plus les “bienvenidos en Bolivia”, les saluts lors de notre passage sur la route, les regards sympathiques et amusés aux marchés. Ces simples mots ou gestes sont souvent bien plus efficaces que de grands discours. (Je vous rassure, comme partout, il y a des cons. Ce n’est pas le pays des bisounours.)
La Bolivie restera un de nos coups de coeurs pour son authenticité, ses paysages fabuleux, et le désintéressement de sa population et de sa police (s’agissant de notre expérience) face à notre “argent de touristes”.
Bref, de beaux souvenirs, de belles histoires et une belle rencontre avec Pierre et sa famille.
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Quelqu’un nous a récemment réclamé un coucher de soleil. A votre service, madame!!!
Conseil aux voyageurs:
Les étrangers ne bénéficient pas de la subvention de l’état pour le gazoil. Aussi, le prix est de 8.88bol/l au lieu de 3.72/l. Dans certaines stations, il est possible de négocier le prix à 6bol/l directement dans le tank sans facture et en cash.
Le mieux est encore d’avoir des jerricans. En se garant à l’extérieur de la station, on peut les remplir au prix bolivien (un peu plus difficile sur l’altiplano mais 100% de réussite dans les autres régions). 
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Bolivie #5: Tiwanaku et le lac Titicaca: sur les traces des héros de notre enfance

Bolivie #4: Retour en arrière de l’Oriente à l’Altiplano

Du 20 juillet au 9 août 2016
 
1/ L’anniversaire de Charlotte à Aguas Calientes
Nous commençons la Bolivie par le site d’Aguas Calientes que nous avions déjà fréquenté. Toutefois, lors de notre premier passage, le temps était humide. La pluie couplée à l’orage avaient rendu l’eau de la rivière marron cracra. Cette fois-ci, le beau temps est de la partie. L’eau est limpide et c’est un pur bonheur de pouvoir se baigner dans une eau à 37°C. On y rentre comme dans une baignoire. Les filles ont la peau toute fripée d’être restées dans l’eau toute la journée. Une belle revanche sur Bonito au Brésil!!!
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C’est dans ce cadre idyllique que nous fêtons les 5 ans de Charlotte, son deuxième anniversaire sur les routes du monde. Elle est ravie de cette ferme qu’elle considère comme le plus cadeau de sa vie. Il n’a pas été facile de la trouver. Il semblerait que la ferme ne soit plus à la mode dans les magasins de jouets tout comme la panoplie de policier qui a été remplacée par la panoplie du Jedi et autres déguisements de super héros. Eh oui, pour Charlotte, c’est le rayon garçon qu’il faut arpenter. Elle a en horreur les barbies et tout ce qui touche au monde des princesses.
 
2/ Trois jours d’immersion dans la ferme de Pierre à San José de Chiquitos
Nous retournons également chez Pierre où nous avons convenu de participer aux travaux de la ferme pendant trois jours. Il y fait très chaud et la sécheresse bat son plein.
Le premier jour, je me lève à 5h30 du matin pour aller traire les vaches. Le soleil se lève. J’adore cet instant. Pierre m’apprend les gestes pour traire à la main. Je m’occupe de la Blanquette, une gentille et douce vache qui se laisse faire tranquillement. Le comble, pour une ancienne fille d’agriculteurs comme moi, est que c’est la première fois que je trais une vache!!! Au moins, je ne fais pas les choses à moitié en le pratiquant à la main.
C’est ensuite Nicolas qui prendra le relais en accompagnant Pierre et Joël, son associé, pour exécuter les travaux liés à l’exploitation forestière. Il reviendra quelques heures plus tard complètement éreinté d’avoir porté des piliers d’ipé.
Le lendemain, on échange les rôles à l’exception près que je me balade en forêt sans porter les piliers de bois. La balade n’a rien de romantique comme dans l’Amour est dans le pré. Le chemin secoue sévère et j’ai intérêt de m’accrocher au siège de Pierre. Il est passionné par son travail et c’est très intéressant de découvrir toutes les essences de bois ainsi que le travail d’exploitation et de revente qui en découle. Durant cette journée, notre objectif sera également de nettoyer le campement complètement souillé par les bûcherons. 
A la fin de la journée, nous pensions passer une soirée tranquille. Je prépare de la pâte à crêpes avec le lait frais de la Blanquette.
C’était sans compter le voisin idiot qui a allumé un feu pour débroussailler sa parcelle. La méthode est tellement efficace que le feu commence à se propager sur les terres de Pierre. Nicolas et Pierre, partent donc, dans la nuit noire, avec des pelles pour essayer de stopper les départs de feux. Eh oui, il n’y a pas de pompiers à San José.
Les journées de travail ont été longues et éreintantes. Cependant, le  fait d’être constamment dehors, y compris dans sa maison ouverte sur l’extérieur, était très appréciable. Ces moments resteront gravés dans nos mémoires et Blanquette nous manquera. Il nous a offert une belle leçon de partage de vie.
 
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Pancakes au petit déjeuner pendant que Pierre apporte le lait à la ville
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Nicolas et Joël nourrissant les veaux
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Nicolas et les Dupont (Il y en a aussi chez Pierre!!!)
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Blanquette et Blanchette, un duo de choc
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22h: extinction des feux
 
3/ La traversée du Vallée Alto
Pour rejoindre Cochabamba depuis Santa Cruz, nous décidons d’emprunter l’ancienne route. Mauvaise pioche!!! Elle est en travaux. Nous avançons difficilement. Nous sommes parfois bloqués plusieurs heures en attendant que les engins de voirie finissent leur travail.
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Nico qui se galère à enlever deux pierres coincées dans les roues jumelées (version sans juron)
 
Comme toujours, les pires routes traversent les plus beaux paysages. La région du Vallée Alto est splendide. Nous traversons de petits villages où la population vit essentiellement de l’agriculture. On retrouve ces hommes ou femmes aux tissus colorés qui gardent leurs troupeaux dans des herbes jaunies. Ici ou là, pointent des champs cultivés et des zones vertes composées de bois d’eucalyptus.  Les femmes lavent leur linge, les enfants jouent. On s’y sent à l’aise.
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Bivouac au bord de la rivière
 
Nous visitons le site d’Incallajta, une ancienne cité Inca, histoire de se mettre en jambes avant le Pérou.

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Nous faisons nos courses au marché de Punata, aux étals bien garnis et colorés. Nous terminons le marché  par la dégustation d’une soupe, plat très courant en Bolivie. Les soupes boliviennes sont composées de bouillons, de légumes, de féculents et de morceaux de viandes qui sont fréquemment des pattes de poules. Un des souvenirs préférés des filles en Bolivie. Ce jour-là, chacun a eu le droit à sa patte de poule excepté Nico. Je les enlève des assiettes des filles pour qu’elles mangent leurs soupes. Lorsque je termine la mienne, il me reste donc 4 pattes de poules dans mon assiette. Je demande à Nico de me prendre en photos, version horreur. Je pensais qu’elles ne se mangeaient pas, qu’elles étaient là pour que la soupe ait du goût. Et bien non car la dame derrière moi et le monsieur devant grignotent leurs pattes. On abandonne l’idée de la photo pour ne pas les offenser!!!
Ah les photos… nous avons souvent eu envie d’en prendre comme cet étal de magasins constitué seulement de pattes de poules, ou encore, lorsque l’on passe dans un village, cette tête de vache étendue sur une table en bois prête à se faire découper, ou bien cette femme qui porte derrière son dos non pas un enfant mais un mouton. Nous ne les prendrons pas, par respect pour toutes ces personnes pour qui ces activités n’ont rien de drôle. Elles sont leur gagne-pain et leur quotidien. Nous vous laissons imaginer. De notre côté, nous gardons ces moments de vie insolites au fond de notre mémoire.
 
4/ Retour sur l’Altiplano: le parc national Sajama et la Paz
Nous grimpons un peu, beaucoup, passionnément les cols, et nous voilà de retour sur l’Altiplano. Il y fait moins froid qu’en avril. On conserve néanmoins notre habitude de faire des pancakes au petit déjeuner pour réchauffer Big Mama. Un luxe qui nous rappelle que nous avons du temps.
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Au parc national Sajama, le décor est féérique. Le volcan Sajama et les volcans Payachatas sont majestueux. Un vrai cliché de la Bolivie avec les troupeaux de lamas et d’alpagas qui patûrent. Le caractère andin que l’on se représente dans notre imaginaire est plus que présent. Une pure merveille.
Nous y sommes le 6 août, jour de la fête nationale de la Bolivie. Toutes les maisons arborent fièrement le drapeau national. Nous faisons de même.

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Nous continuons notre route vers La Paz, capitale la plus haute du monde, établie au fond d’un canyon et entourée de la Cordillère Royale. On parcourt les rues, on s’imprègne de l’ambiance.
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Nicolas s’achète son cadeau d’anniversaire avec quelques jours d’avance: un charango.
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On déambule sur les marchés. D’abord, au célèbre marché des sorcières pour découvrir les foetus de lamas utilisés dans les fondations des maisons, ponts…
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Le marché des sorcières est un peu décevant. La vente de produits pour favoriser la libido domine le marché. Sacrées sorcières, elles ont tout compris au business!!!
On déjeune ensuite dans un kiosque du marché Lanza. On apprécie particulièrement le gargantuesque dessert.
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On termine notre visite par un parcours dans un des nombreux téléphériques de la ville.

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Conseils aux voyageurs:
-Le site El Burriño à Aguas Calientes est le moins fréquenté des trois. Il est tranquille et très joli. Entrée de 10 bol/ adulte/jour.
-L’ancienne route Cochabamba/Santa Cruz est en travaux pour au moins 1 an. A prendre que si vous avez du temps et que vous aimez le ripio. Toutefois, les paysages sont magnifiques.
La route directe Oruro/Sajama est en travaux. L’asphalte est tout frais. Les déviations devraient durer encore un ou deux mois.

Bolivie #4: Retour en arrière de l’Oriente à l’Altiplano

Brésil #6: Tchao Tchao Brasil

Après plusieurs centaines de kilomètres sous une chaleur étouffante, nous arrivons à Bonito dans le Pantanal Sud. Nous rêvions de cette étape en imaginant nous baigner dans les eaux cristallines du Rio Formoso et pratiquer le snorkeling dans ses eaux poissonneuses. Malheureusement pour nous, un orage la nuit de notre arrivée baissera la température de 20°C. L’air est frais et l’envie de baignade se fait de plus en plus absente.
A Bonito, nous rencontrons une famille morbihannaise, les Oukilay, (oukilay.com) au début de son périple en Amérique du Sud. Ils attendent comme nous le retour du beau temps. Nous sommes contents de partager un moment avec eux car, mise à part la famille Laffont, nous n’avons croisé aucune autre famille de voyageurs au Brésil. Les échanges commençaient à nous manquer.

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Avec la famille Lelay et l’animateur radio de Bonito
 
Deux jours plus tard, nous quittons l’air frisquet de Bonito pour parcourir l’Estrada parque do Pantanal, une autre piste de terre au milieu du Pantanal. Cette fois-ci, 87 ponts de bois nous attendent et la traversée d’une rivière en bac.
La piste est très belle. Nous observons à nouveau les animaux qui peuplent le Pantanal. Le premier matin, nous voyons même un jaguar à côté de notre bivouac. Dommage que ce n’était pas dans les conditions souhaitées… En effet, c’était un petit jaguar sur le bas côté de la piste. Il était beau, intact, mais il dormait d’un sommeil éternel.
Charlotte dit: “Sa maman doit être très triste”. Lisa se met à chanter “Dans la jungle, terrible jungle, le lion est mort ce soir….” Trop mignon.
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Pause déjeuner avec les Oukilay
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Nous capturons de nouveaux animaux en photos.
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On adore observer le Toucan.
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Traversée du Rio en bac
 
A la fin de la piste, nous sommes à la frontière avec la Bolivie. Il est temps de dire au revoir au Brésil après deux mois et demi et des milliers et des milliers de kilomètres parcourus à travers le pays. La conduite des routiers brésiliens aura souvent fait hurler Nicolas: “ils sont complètement malades”, “les bourrins”.
Ils vont à toute allure et doublent et redoublent sans aucune visibilité. Il faut dire qu’ils semblent bénéficier d’une protection particulière. C’est l’occasion de partager une anecdote puisque de nombreux véhicules, en particulier les poids lourds, louent les pouvoirs de Jésus, de Dieu ou de Marie à travers d’ostentatoires stickers collés sur leurs véhicules “protection divine 100% Jésus” “Au service du roi Jésus” “Jésus est mon pasteur, mon chemin”. Nous pourrions réécrire: un routier brésilien sans son sticker Jésus, c’est comme un (…). Vous connaissez la chanson.
De notre côté, à défaut de stickers, nous avons préféré opter pour la prudence au volant surtout lorsque l’on croise des poids lourds couchés au sol avec la cargaison étendue sur l’asphalte.
Ces démonstrations religieuses nous paraissent ridicules car nous n’y sommes pas culturellement habitués. Elles sont fréquentes en Amérique du Sud. En Bolivie, il existe une coopérative bancaire qui s’appelle “Jésus de Nazareth”. Ayant besoin d’espèces, j’ai inséré ma Mastercard espérant une multiplication des billets. Je n’ai rien obtenu. Pas cool!!!
Il parait qu’en Bolivie, il y a même des boîtes de céréales vantant les pouvoirs de Jésus. Ils doivent être divinement bons!!!
J’espère n’avoir choqué personne, il faut savoir rire de tout après tout.
Une dernière anecdote. Nous avons aimé la cuisine brésilienne et tous les restaurants self-service où l’on mange bien pour un  prix modique. Toutefois, il y aura une spécialité qui n’aura pas fait l’unanimité au sein de la famille: la pâte de Goyave. Lisa a trouvé cela “crès bon”. Pour les autres membres de la famille, la photo parle d’elle-même.
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Conseils aux voyageurs:
L’Estrada Parque do Pantanal est praticable pour les véhicules non 4X4 pendant la saison sèche. Juillet était l’idéal. La traversée en bac est de 45 reais pour une voiture et 75 reais pour un camion.

Brésil #6: Tchao Tchao Brasil

Brésil #5: Safari sur la Transpantaneira

Nous voilà sur la Transpantaneira, une longue piste de terre de 149 kilomètres qui traverse les plaines et les marais du Pantanal avec pour seule issue Porto Joffre et le rio Cuiaba. Le charme de la Transpantaneira réside également dans ses 126 ponts  qu’il convient de franchir pour arriver à bon port. 31 sont actuellement remplacés par des ponts en béton. On comprend pourquoi!!! Ceux des photos ne sont pas compris dans la restauration. On se demande comment étaient les autres!!!
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Le Pantanal est la plus grande région marécageuse du monde. Ses eaux regorgent de poissons, en particulier les piranhas. Les caïmans grouillent aussi par milliers pour notre plus grand bonheur, car ce sont eux que nous sommes venus admirer. Ils aiment se prélasser dans l’eau ou se dorer la pilule au soleil, immobiles, avec la gueule ouverte et le regard vicelard.
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Le Pantanal est un véritable sanctuaire du monde animalier : oiseaux variés par milliers, capicharas, iguanes, lézards, tamanoirs. On se régale.
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L’immense Tuiuiu, échassier symbole du Pantanal
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Le capichara, le plus gros rongeur au monde
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Un lézard?

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Il y a un animal, pourtant, qui nous aura résisté. C’est le jaguar. Arrivés à Porto Joffre, nous faisons une excursion en bâteau sur le rio Cuiaba. Les paysages sont grandioses et la balade permet d’approcher les animaux d’encore plus près. A notre passage, les caïmans plongent dans l’eau (de vrais froussards) ce qui amuse beaucoup les filles.
La sortie permet surtout de s’enfoncer dans le Pantanal et d’aller à la rencontre du jaguar qui vit dans la jungle. Après deux bonnes heures et demi de navigation, nous le trouvons calfeutré sous les fourrés. Nous le distinguons à peine mais il est bien là. Tout à coup, un bruit dans les sous bois le fait se lever. Nous retenons notre souffle. Tous les bâteaux présents se décalent pour se placer aux premières loges car nous pensons qu’il ira boire sur la berge à seulement 2 mètres de nous. La déception est grande puisqu’il préfèrera tourner à gauche et se cacher dans la jungle. Il ne remettra plus le bout de son museau dehors. Nous avons entendu son cri, nous l’avons entrevu brièvement. Nous aurions aimé l’apercevoir plus. C’est un animal sauvage après tout…
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Balade sur le rio Cuiaba
 
Côté bivouac, nous n’avons eu que l’embarras du choix. Nous nous levions dès l’aube pour apprécier l’air frais et la lumière émergente sur les plaines et les marais. Les paysages couplés aux chants et aux cris aigus des oiseaux étaient extraordinairement reposants.
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Lever de soleil sur les plaines
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Lever de soleil sur les marais
 
En revanche, à peine deux heures après s’être levé, le soleil exaltait et une journée de chaleur écrasante nous attendait.

 

Conseils aux voyageurs:
Nous avons fait notre excursion en bâteau avec la pousada camping de Porto Joffre. Coût pour un bâteau de 25cc+ 20 litres de gazoil de 13h à la tombée de la nuit: 450 reais

Brésil #5: Safari sur la Transpantaneira

Brésil #4: Brasilia et la longue traversée du Brésil

La pluie arrivant sur la côte bahianaise, nous décidons de commencer notre traversée du Brésil d’est en ouest avec comme étape Brasilia, située à 1300 kms.
Nous y arrivons le dimanche, jour du match France-Islande. Nico a l’esprit occupé à chercher un lieu de diffusion du match. Malheureusement, un autre match du championnat brésilien lui vole la vedette. Nous le regarderons deux jours plus tard en replay.
Nous commençons alors la visite de cette capitale déroutante créée de toute pièce au milieu du no man’s land en 1960. Brasilia est une capitale conceptuelle où l’aménagement du territoire (blocs d’habitations, quartiers des centres commerciaux, des hôtels, des banques et l’avenue des monuments historiques qui regroupent toutes les institutions de Brasilia) a été organisé pour que la cité soit agréable à vivre. Elle symbolisait la ville du futur. Les avenues sont immenses. C’est une course contre la montre lorsqu’il faut traverser l’avenue des monuments à 6 voies sans passage piéton bien sûr. La ville est tellement spacieuse qu’elle n’est pas du tout adaptée aux piétons.
Il est difficile habituellement de circuler et de se garer avec Big Mama dans les capitales. A Brasilia, il n’a jamais été aussi facile de trouver un stationnement.
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Le magnifique sanctuaire Dom Bosco avec ses vitraux bleutés
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La cathédrale métropolitaine
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Le Parlement
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Lorsque nous quittons Brasilia, une longue route nous attend de nouveau puisque que nous devons parcourir une fois encore 1300 kms pour rejoindre la Transpantaneira dans le Pantanal nord. Le centre du Brésil est le territoire des immenses fazendas qui cultivent le coton, le soja et le maïs. Il y a très peu de pistes en dehors de la route principale, et lorsqu’il y en a, elles sont fermées par des barrières. Nous réussirons tout de même à dénicher un beau bivouac en pleine nature près de Goias. Nous devrons nous contenter de nuitées en stations-service les autres fois. C’est dans l’une d’entre elles que nous avons rendez-vous avec la famille Laffont, que nous avions déjà rencontré en Terre de Feu il y a sept mois. Ils ont dans leurs bagages notre portable égaré à Leoncito en Argentine quelques mois plus tôt. Une longue histoire qui s’achève bien.
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Bivouac à Goias
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Charlotte dans un champ de coton

Brésil #4: Brasilia et la longue traversée du Brésil

Brésil #3: de Cabo Frio à l’Etat de Bahia: des bivouacs au bord de l’eau

Du 11 au 28 juin 2016
 
Cabo Frio
Lors de la dernière newsletter, je vous annonçais que nous avions entrepris des courtes séances de sport quotidiennes. Nous gardons le rythme jusqu’à présent. Il faut dire que le cadre s’y prête bien comme cette plage de Cabo Frio, une station balnéaire à 150 kms de Rio, aux eaux turquoises et au sable blanc. Nous profitons de la plage en savourant ces instants d’ensoleillement.
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Avant
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Après
 
Le lac de Guanandy
Nous quittons la mer pour camper plusieurs jours au lac de Guanandy que nous avons découvert par hasard. L’endroit est désert mis à part les deux sauveteurs qui trouvent le temps long faute de baigneurs. Comme à chaque fois que l’on dispose d’une source d’eau douce, nous en profitons pour faire la lessive. Il faut dire qu’il y a du travail!!! Nico fait des allers- retours jusqu’au lac pour aller chercher de l’eau pendant que je frotte et refrotte le linge. Entre deux tournées, nous faisons quelques plongeons dans l’eau. L’eau est claire et calme ce que nous apprécions. En effet, l’océan est et restera agité jusqu’en dans le Nordeste et je n’ai pas le courage de Nico pour affronter les vagues surtout depuis que l’une d’entre elles m’a fait faire un rouler-bouler.
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Après trois jours de lessive intense, nous retrouvons le plaisir du linge propre et des draps frais!!!
 
Le parc estadual d’Itaunas
C’est une piste de terre qui nous mènera au village d’Itaunas, au pied du parc naturel du même nom. Le parc comprend plusieurs sentiers qui traversent la forêt tropicale et les dunes de sable. Les dunes sont recouvertes de mangrove, de cocotiers et de cactus. La plage déserte s’étend sur des dizaines et des dizaines de kilomètres. L’endroit est splendide et nous sommes contents de randonner de nouveau. Les filles se plaisent à dévaler les dunes. Le résultat est moins sympathique pour les parents quand il faut enlever le sable qui a la fâcheuse tendance à se glisser dans les moindres recoins. Lisa, fidèle à sa réputation de Mimi Cracra, en a sur tout le corps. Elle se frotte les yeux en disant: “j’ai mal aux oreilles” ce qui provoquera, à son insu, les rires de toute la famille.
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La plage de Lagoa Grande à Prado
Sur les conseils d’un brésilien, nous nous rendons ensuite à Prado où nous élisons domicile sur la plage de Lagoa Grande pour quelques jours. Une fois encore, le site est paradisiaque. La plage est à l’écart de la ville et est préservée de toute urbanisation. Nous profitons de ce calme pour sortir les vélos.
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Lost at Praia Lençois
A Praia Lençois sur la côte du cacao, nous sommes garés sous les cocotiers. Le rêve!!!
La plage, qui s’étend à l’infini, est seulement fréquentée par quelques locaux. Un pêcheur nous ouvre une noix de coco à la mâchette et nous pouvons déguster son eau bien fraîche.
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“Ne fais pas la tête Wilson, j’avais soif.”
 
Depuis plusieurs jours, nous contrôlons notre consommation de gaz. En effet, lorsque l’on voyage dans plusieurs pays d’Amérique du Sud, l’achat de bouteilles de gaz devient vite un casse-tête car chaque pays a son propre système de distribution avec consigne et son propre système de raccordement. Nous avons déjà trois bouteilles différentes : européenne, chilienne et argentine. Nous ne souhaitons racheter ni l’adaptateur ni la consigne brésilienne pour le peu de temps qu’il nous reste ici. En attendant, nous fonctionnons avec un réchaud d’appoint à capsules. Les douches et la vaisselle se font désormais à l’eau froide.
Nous cuisinons donc au feu de bois dès que l’occasion se présente depuis deux jours. Quel plaisir d’allumer son feu de bois le matin pour chauffer son eau. Dans ces moments, le temps est suspendu et nous sommes en harmonie avec la nature.
Vous y avez vraiment cru ?
Il est vrai qu’un matin, Nico a réellement chauffer l’eau pour le café au feu de bois. Toutefois, nos ardeurs ont été vite anéanties, lorsque dès le lendemain de notre arrivée à Praia Lençois, le vent s’est levé. Nous avons tout de même voulu cuisiné au feu de bois par fierté. On s’est dit que les argentins faisaient des barbecues partout malgré le vent bien présent en Patagonie. Nous avons oublié un détail. Nous sommes français. D’une part, nous n’avons pas l’asado dans le sang. D’autre part, nous sommes par nature pressés. Nous nous sommes acharnés pendant deux voire trois heures pour allumer puis maintenir le feu afin de cuire des pommes de terre et de la viande. L’idée de mettre la table sur le sable semblait idyllique. Il a fallu très vite protéger les aliments du sable qui volait.
A la fin de l’après-midi, on s’est dit que le réchaud à gaz était quand même une invention très pratique et qu’il fallait qu’on arrête de transformer notre voyage en stage de survie!!!

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Et pour finir, allez les bleus!!!

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Brésil #3: de Cabo Frio à l’Etat de Bahia: des bivouacs au bord de l’eau

Brésil #2: de Foz do Iguaçu à Rio de Janeiro: l’art du farniente sous la pluie “breizhilienne”

Il nous a fallu quatre jours pour parcourir la distance d’environ 900 kms qui sépare les chutes d’Iguaçu de la côte atlantique. Plusieurs obstacles nous ont rendu le voyage pénible: un détour de 150 kms pour contourner un barrage routier lié à une manifestation, des pluies diluviennes chaque jour accompagnées de brouillard épais, la nuit qui tombe peu après 17h.
Nous pensions trouver le soleil au Brésil. C’est la pluie qui nous a trouvé depuis la frontière bolivienne et qui nous a collé aux baskets. Avec ces déluges quotidiens ou nocturnes, les fuites sont apparues ici ou là et le panneau solaire a eu des difficultés pour produire suffisamment de puissance. Notre moral était en berne et le manque de confort nous a pesé. La vie de routard est plus sympathique au soleil.
Heureusement,  la douceur de vivre sur les plages brésiliennes nous apportera rapidement le réconfort dont nous avions besoin. Dès notre deuxième jour au Brésil ou au “Brasiou” comme on prononce ici, nous achetons notre paire de tongs Havaïanas que tout brésilien qui se respecte chausse quelque soit la météo. Un brésilien sans sa paire de tongs, c’est comme un breton sans son ciré, un argentin sans son maillot de foot, un fan de Johnny sans son tee-shirt à tête de loup!!! L’accessoire révèle tout un art de vivre. Et quel art de vivre….Nous sommes en hiver, la côte est peu fréquentée et nous pouvons donc aisément bivouaquer le long des plages. On s’endort au bruit des vagues, on profite d’une météo clémente pendant quelques heures pour farnienter, se baigner, profiter d’être à nouveau dehors dans un cadre luxuriant.
La côté brésilienne est magnifique. Chaque plage est lovée au coeur de collines recouvertes de la forêt tropicale. A l’abri des cocotiers, on admire les îlots disséminés au bord de la côte, plus de 300 au total le long de la Costa Verde.
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Promenade au coucher de soleil sur la plage de Guaraù
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De quoi nous redonner la ……!!! (veto de Nico pour ma vanne pourrie)
 
Nous trouvons un coin de paradis à la plage Vermelha près d’Ubatuba, une bel endroit sauvage fréquenté par les surfeurs. Après plusieurs jours à les admirer partir à l’assaut des vagues, l’envie titille Nicolas d’essayer. Il prendra un cours avec Edgar, un habitué et talentueux surfeur. Nous sommes là pour l’encourager, mais également, pour rigoler à chaque chute. Ce n’est pas évident de se dresser et tenir sur la planche.
Nous étions bien sur cette plage, tellement bien que Big mama avait décidé d’y élire domicile. En effet, l’accès au parking était difficile. Avec les deux nuits de pluies, nous nous sommes retrouvés ensablés dans cette substance de sable lourd couplé à de la terre bien humide. C’est un gros camion qui nous a tiré de là avec bien des difficultés. Avec tous ces essais infructueux, nous nous étions encore plus enfoncés. Les deux roues arrière étaient à moitié englouties et le chassis complètement posé sur le sol.
Même lorsqu’on farniente, l’aventure n’est jamais très loin.
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Vicente et son camion à la rescousse
Après toutes ces émotions, nous partons découvrir la charmante ville coloniale de Parati avec ses façades colorées, son canal, sa magnifique baie et son chapelet d’îles. Nous nous arrêtons à une paillotte pour déguster un verre au son de la musique brésilienne. Cependant, comme tous les jours, le temps est changeant et la pluie breizhilienne n’est jamais très loin. Nous y sommes habitués dorénavant.
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A Parati
Nous remontons tranquillement la Costa Verde. A Mambucaba, le patron du bar de plage vient nous proposer eau, électricité et wi-fi.
Petit à petit, notre compréhension du portugais s’améliore même si nous n’en sommes encore qu’aux balbutiements. Nous n’avons pas pu placer notre phrase “Puis-je boire un verre de vin SVP?” car au Brésil, on ne boit pas du vin mais de la bière ou de la Cachaça. Attention, à boire avec modération car la boisson est traîtresse. Nous en avons fait l’expérience un soir à Guaraù où ma jumelle maléfique est allée se coucher clopin clopan un peu plus tôt que prévu. Quant à Nicolas, il a profité de mon manque de discernement pour aller terminer la soirée sans se faire réprimander avec les gars du coin dans le bar d’une association locale situé à côté de notre bivouac. Le lendemain, je lui demande : “ En quelle langue vous avez communiqué?”.
Il me répond: “en portugais”.
Et tu as réussi à parler?”
“Oui, hier soir, j’étais bilingue.”
La cachaça ouvre des horizons pour certains et en ferme pour d’autres…
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Sur la plage de Mambucaba
Sur la plage de la baie d’Angra dos reis, nous avons pris la décision d’appliquer la coutume locale et de pratiquer un peu de sport chaque jour. Au “Brasiou”, la plage est avant tout un terrain de sport quelque soit l’âge: marche tonique, surf, musculation….les corps s’en ressentent. Nous n’avons jamais vu autant de belles fesses musclées et de corps aussi bien sculptés. Rien de tel pour se motiver!!!
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Bivouac à Angra dos reis
Le matin du départ pour Rio de Janeiro, je suis tout excitée. Rio…qui n’en a pas rêvé!!! D’un autre côté, on s’interroge aussi sur la sécurité dans la ville. Rio est-elle fidèle à sa réputation de ville dangereuse?
Lorsque nous arrivons à Rio, ce sont des trombes d’eaux qui s’abattent sur la ville. Il nous faudra patienter deux jours avant de pouvoir profiter pleinement des plaisirs qu’offre la ville. En attendant, on se promène dans le centre-ville, on découvre le quartier de Santa Teresa via “le Bonde”, le tramway historique de la ville.
Nous bivouaquons dans un endroit fantastique pour une grande ville, au pied du Pain de Sucre à la plage Vermelha, dans une zone militarisée. Big Mama n’a jamais été sous aussi bonne surveillance depuis sept mois.
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Bivouac à la plage Vermelha au pied du Pain de Sucre
Une fois le soleil revenu sur la ville, nous partons admirer la vue depuis la statue du Christ Rédempteur. Nico est ému d’être ici, Charlotte a peur de cette statue de 30 mètres de haut. La vue sur la baie est époustouflante. Nous sommes conquis, Rio tient toutes ses promesses.
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Dessin du “Bonde”, le vieux tramway qui mène au quartier de Santa Teresa
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Vue sur et depuis le Corcovado
L’après-midi, direction la plage mythique de Copacabana pour une petite promenade.
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Sur la plage, les sculptures de sable sont dédiées aux prochains JO. D’ailleurs, plusieurs infrastructures olympiques sont en cours d’installation. Quelle chance auront les spectateurs d’assister aux JO à cet endroit!
Le lendemain, nous partons à l’assaut du Pain de Sucre. Sur le chemin du Morro da Urca, on retrouve les petits singes chapardeurs déjà aperçus  à Parati.
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Rio nous a comblé. Rio est une ville grandiose. Vive Rio de Janeiro, vive le Brésil!!!
Actuellement, nous remontons la côte de Rio jusqu’à Salvador de Bahia.

Brésil #2: de Foz do Iguaçu à Rio de Janeiro: l’art du farniente sous la pluie “breizhilienne”

Brésil #1/ Argentine #9: les chutes d’Iguaçu

Nous voilà arrivés au Brésil. Le passage de frontière s’effectue facilement comme d’habitude. Le douanier nous prépare même un petit lexique. Pour l’instant, notre portugais se cantonne à bonjour, merci et puis-je boire un verre de vin, SVP (phrase apprise par Miguel à Nico il y a quelques années au Portugal). Je ne sais pas si on pourra la placer!!! Le langage des gestes fera le reste.
Nous entrons par le Pantanal, la plus grande région marécageuse au monde, que nous viendrons découvrir à notre retour. A l’heure actuelle, le niveau d’eau est trop haut pour découvrir les caïmans et autres bestioles tropicales qui grouillent ici (ça laisse rêveur…)
Cap au Sud, direction les chutes d’Iguaçu situées à la frontière avec l’Argentine à environ 1000 kms.
Après plusieurs jours de route et de nuit dans les stations-service aux côtés des routiers (bientôt notre 2ème famille!!!), nous arrivons à Foz do Iguaçu. Nous dormons dans un camping semi-abandonné aux pieds des chutes. Nous étions les seuls clients sans doute parce qu’il  doit avoir les pires toilettes du monde. On s’abstiendra donc d’utiliser les sanitaires pendant notre séjour. En revanche, le parc est très agréable, le prix de la nuit est imbattable et le petit restaurant attenant est correct et n’est pas laissé à l’abandon heureusement.
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Au camping
 
Le lendemain de notre arrivée, nous visitons les chutes côté brésilien. La visite est assez rapide mais permet d’avoir une vue d’ensemble sur les 270 chutes que contient le site de 2.7 km. C’est devant cet arc de cercle que nous prenons conscience de la grandeur du site.
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Le mirador de la gorge du Diable nous en met plein la vue. Le nuage de bruine est intense et la douche garantie.
 
Le lendemain, nous attaquons les chutes côté Argentine. C’est sans conteste de ce côté que le spectacle des chutes est le plus appréciable. Tout un lot de passerelles et de sentiers permettent de s’en approcher au maximum et d’admirer le débit impressionnant de l’eau. Les arc en ciel sont au rendez-vous et subliment le site.
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Nous faisons la connaissance des coatis qui déambulent dans le parc à la recherche de nourriture à chaparder aux touristes distraits.
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Le site argentin est de toute beauté. A la fin de la journée, nous sommes claqués d’avoir marché autant sans quasiment faire de pause. Notre seule déception sera de n’avoir aperçu ni singe ni toucan au milieu de la forêt tropicale.
 
Actuellement, nous sommes sur une plage de Mancubata, un petit coin de paradis à 200 kms au sud de Rio de Janeiro.

Brésil #1/ Argentine #9: les chutes d’Iguaçu

Bolivie #3: de Uyuni à la frontière brésilienne: des champs de quinoa aux champs de canne à sucre

 
Lorsque nous quittons Uyuni, nous rêvons d’une route asphaltée et plate. Le bitume est au rendez-vous. En revanche, l’altitude est toujours présente. Jusqu’à Sucre, nous descendons puis remontons…et ainsi de suite sur des centaines de kilomètres. La progression est lente mais constante. Nous retrouvons une routine après nos péripéties dans le Sud Lipez: école, jeux, repos compensateur…

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Atelier gâteau
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Atelier écriture
 
Sucre est une jolie ville baroque. Elle est la capitale constitutionnelle de la Bolivie.  Nous ne nous attardons pas trop sur l’architecture et préférons déambuler au sein du marché central. En Bolivie, le marché est une institution et la première façon de s’approvisionner et de manger pour un prix modique. Chaque marché bolivien comporte son “patio de comida” où plusieurs étals de nourriture typique se côtoient. A Sucre, peu de touristes s’y aventurent pour déjeuner. Peur de l’indigestion? Lorsque nous arrivons dans cet espace, toutes les femmes se ruent vers nous pour que nous allions manger chez elles. Toutes sauf une!!! C’est chez elle que nous choisirons de déjeuner. Notre choix est juste puisque le repas est délicieux. Nous le terminerons par un jus de fruits frais, une autre tradition bolivienne dont nous ne nous lassons pas.
Le marché est divisé en quartiers. Le plus atypique est sans conteste le coin des bouchères. La viande est exposée à même le stand. Parfois, la carcasse de l’animal est présentée en entier avec sa peau. Il y a comme un air de Delicatessen. Suit le quartier du lait et des yaourts où aucun produit n’est réfrigéré bien sûr. On trouve tout sur les marchés boliviens. C’est un vrai lieu de vie que nous avons adoré parcourir. Pendant tout ce mois, nous nous y sommes approvisionnés et y avons mangé avec l’envie de goûter à tout. Il semblerait que nous n’ayons pas l’estomac fragile alors nous en profitons. Les normes HACCP et le respect de la chaîne du froid n’ont qu’à aller se faire voir.
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Sur le marché de Sucre
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Dans les rues de Sucre
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“L’art n’est rien de plus que la signification de la vie.”
 
A Tarabuco, le marché est le plus célèbre de Bolivie pour ses textiles aux motifs abstraits. Nous en profitons pour acheter un beau tapis coloré aux motifs symétriques. Au déjeuner, nous dégustons la soupe et le plat local. Comme toujours, les indiennes sont curieuses, rient devant les filles.
Il n’est pas rare d’en avoir une ou deux qui s’approchent de notre table et nous regardent manger pendant quelques minutes. Comme dirait Clémentine: “ils sont bizarres les gens”. Elles râlent de toute cette attention surtout Lisa quand elle est occupée à manger.
A Sucre, les descendants d’espagnols sont majoritaires. A contrario, Tarabuco est un village composé seulement d’indiens. Nous bivouaquons sur l’espace vert à côté du centre. Au village, les gens sont des travailleurs. Ils se lèvent tôt pour cultiver leurs terres et s’occuper de leurs troupeaux. Toute la journée, nous assistons à un va et vient d’ânes, de vaches, de moutons près de notre bivouac.
L’aire de jeux pour enfants nous permet d’établir un contact. Ils ne sont pas habitués à ce que les touristes restent après le marché.  Ils sont contents que nous stationnons ici quelques jours et apprécient de faire la conversation. Sans les filles, le contact aurait sans doute été différent. Un vieux monsieur discute avec moi. J’ai beaucoup de difficultés à le comprendre. Il parle espagnol mais probablement avec un accent de la campagne (ça ne peut être que la seule explication ah ah ah!!!). Il faut dire qu’ici les gens parlent entre eux la langue de leurs ancêtres, le quechua. On s’attendait à des visages fermés et une certaine froideur face aux gringos que nous sommes. Nous avons eu des sourires et des messages de sympathie.
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Bivouac à Tarabuco
J’aime bien la compagnie des indiennes avec leurs habits traditionnels. Elles ont de longs cheveux noirs jais coiffés en deux nattes, une jupe ample qui arrive aux genoux, un chemisier. Sur l’altiplano, la tenue est complétée par un gilet, des collants de laines et les sandales remplacent les tongs. Les tissus portés dans le dos et les chapeaux sont colorés. Nous sommes physiquement aux antipodes avec notre grande taille, nos cheveux et nos yeux clairs. Malgré tout, c’est en leur présence que nous nous sommes sentis le mieux parce qu’ils ont une pudeur et une réserve que nous apprécions.
Depuis Sucre, le climat est chaud ce qui nous fait du bien après les rigueurs de l’altiplano. Nous traversons la région des Vallées et l’asphalte fait place à une piste terreuse et en très mauvais état. La route est toujours vallonée et nous avançons doucement. La végétation évolue. Les champs de quinoa font place aux palmiers, aux bananiers et aux champs de canne à sucre. Nous sommes étonnés de voir les cours d’eaux  quasi asséchés alors que la saison des pluies s’achève. Nous aurons la réponse plus tard…
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Paysage de la région des Vallées
 
Quelques centaines de kilomètres parcourus et nous voilà arrivés à Santa Cruz de la Sierra, 1.8 millions d’habitants. Comme à Sucre, la modernité côtoie la tradition. Nous profitons d’un parc d’attractions “vintage” pour nous rafraîchir avant de réaliser nos courses: acheter un nouveau panneau solaire, faire réparer le convertisseur dans une échoppe envahit de vieilles TV à écran cathodique. Pas besoin d’acheter du neuf. Il suffit de trouver la rue de l’électronique et le mec qui sache réparer. Je flâne au marché avec Charlotte. On s’achète des jus d’oranges fraîchement pressés tout en faisant désimlocker les portables.

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Détente dans un parc de Santa Cruz de la Sierra
 
Après Santa Cruz, nous continuons notre route vers les anciennes missions jésuites et découvrons “les plaisirs” du climat tropical.
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Mission jésuite de San José de Chiquitos
 
Pierre, un français installé depuis 10 ans à San José de Chiquitos vient à notre rencontre. Nous passons la nuit sur son exploitation agricole à discuter de son activité, de sa vie au Brésil et en Bolivie, des ragôts du village, de sa femme latine et de la présidence d’Evo Morales.
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Chez Pierre
 
Nous avions été surpris en traversant la région des Vallées de voir tous ces cours d’eaux asséchés. Nous aurons la réponse avec Pierre qui nous explique qu’il n’a quasiment pas plus depuis deux ans pendant la saison des pluies. La conséquence du réchauffement  climatique commence à se faire sentir aussi sur cette région du globe.
Plusieurs millimètres de pluie tomberont pendant notre présence. D’ailleurs, la pluie ne nous quittera pas jusqu’à la frontière brésilienne. Chaque jour, les orages font leur apparition et le taux d’humidité est élevé. Nous nous baignerons tout de même à Aguas Calientes.
Le linge étendu dans la salle de bains ne sèche pas, et au bout de trois jours, il commence à sentir le moisi. Les bébêtes et moustiques montrent aussi le bout de leur nez. Nous déployons notre armada de moustiquaires sans grand effet. Il y en a toujours quelques uns qui réussisent à entrer: ça gratouille, ça chatouille, ça démange. Les draps sont moites et les nuits étouffantes. Vive les tropiques!!!
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Sanctuaire de Chonchis
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Bivouac et baignade à Aguas Calientes
 
Actuellement, nous sommes au Brésil aux portes des chutes d’Iguaçu.

Bolivie #3: de Uyuni à la frontière brésilienne: des champs de quinoa aux champs de canne à sucre

Bolivie #2: Uyuni et son salar plus blanc que blanc

Lorsque nous arrivons à Uyuni, l’atmosphère de la ville nous semble déprimante. Nous espérions autre chose après ce périple de sept jours dans le Sud Lipez. Puis, nous avons rapidement trouvé nos marques au cimetière des trains, témoin du passé ferroviaire de la ville, où nous nous sommes prêtés au jeu d’une séance photo. De la même façon, nous avons adoré goûter aux produits locaux sur le marché: jus de fruits frais, plats typiques. Notre appétit était bien aiguisé.  La cerise sur le gâteau a été ce petit restaurant local où nous avons élu domicile pour déjeuner. Charlotte était ravie de déguster des bonnes soupes. On ajoute une belle aire de jeux et tous les ingrédients sont là pour combler tous les membres de la famille.
En repartant, la ville ne nous semblait plus du tout glauque mais bien familière.
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La bonne soupe, comme chez mamie
 
Après le marché du dimanche, nous partons pour deux jours dans le salar d’Uyuni, extraordinaire désert de sel grand comme deux départements français. Lorsque nous commençons à rouler et nous enfoncer dans le salar, la sensation est déroutante. Dans cette immensité pure où l’horizon est infini, nos repères sont mis à mal. Il est difficile de s’orienter. Nous avons le sentiment d’être sur un lac gelé, de la neige, mais non, nous sommes bien sur une couche de sel. Cet éclat, cette blancheur, les auréoles de sel…c’est splendide. Le salar d’Uyuni est le paysage le plus improbable que nous ayons jamais vu. Au Nord du salar, nous visitons le pittoresque village de Coquesa au pied du volcan Tunupa. L’impression d’arriver dans un port est saisissante.
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Coucher de soleil sur le salar

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Coquesa
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En tête à tête
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Champ de quinoa
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Le lendemain, nous profitons du beau ciel bleu pour une nouvelle séance photo tout en jouant avec l’effet d’optique.
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Y’en a marre des mômes, vive la bonne soupe!!!
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Y’en a marre des parents, vengeance!!!
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Génie, mon bon génie, exauce tous mes voeux…
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1.20 m de détente!!!

Bolivie #2: Uyuni et son salar plus blanc que blanc