Sortie de notre livre: « J’irai bivouaquer en Amérique du Sud »

Sortie de notre livre: « J’irai bivouaquer en Amérique du Sud »

C’est avec beaucoup de plaisir que nous vous annonçons la sortie du livre retraçant nos aventures: J’irai bivouaquer en Amérique du Sud.

Conçu comme un carnet de voyages, il comporte 120 pages en couleur divisées en 18 chapitres avec cartes et près de 180 photos.

Voici quelques photos pour vous faire découvrir l’ouvrage:

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Couverture

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Combien il coûte, comment l’acheter?

Le livre est vendu au prix de 15 euros auxquels il faut ajouter 4.80 euros de frais d’envoi soit un total de 19.80 €.

NB: Pour la Belgique ou la Suisse, les frais de port sont de 6,50 € (total de 21,50 €).
Pour le Canada, ils s’élèvent à 7,50 € (total de 22,50 €).

Pour se le procurer, pour l’instant, une seule solution:

  • Par envoi postal
    Pour cela, envoyez moi un règlement par chèque (Blandine JAVAUDIN 6 rue du Sillon 44260 Malville) ou un virement bancaire (me demander un RIB à blandine.javaudin@gmail.com)
    Une fois le paiement effectué, je vous enverrai un e-mail de confirmation dès que possible (le jour même en règle générale) et je vous enverrai le ou les livres sous 48 voire 24 heures.
  • Des rendez-vous ici ou là sont en cours de programmation. Vous serez informés au fur et à mesure des points de vente possibles:
  • Séance de vente-dédicace le samedi 17 mars 2018 de 16h à 19h au Bistrot d’Eugène à Gennes sur Seiche (35)
  • Présence le lundi 2 avril 2018 à la braderie spécial camping à Noyal sur Vilaine (35)
  • Présence le samedi 21 avril 2018 au broc-bivouac du salon du véhicule d’aventure à Corcoué sur Logne (44)
  • Présence au rassemblement 2018 « Les familles autour du monde » (date et lieu à confirmer)

Bonne lecture!!!

Saludos amigos

Quel est notre état d’esprit après ce retour en France?
Le mot de la fin n’est jamais facile à écrire. On éprouve beaucoup de sentiments contradictoires au retour. On navigue entre euphorie et plaisir de retrouver la famille et les amis, retrouver des lieux familiers, des repères et des habitudes et bien sûr du confort. A contrario, nous sommes également nostalgiques à l’idée de quitter cette vie nomade et ne plus se réveiller dans des endroits différents au petit matin.
On nous a posé plusieurs fois la question: est-ce que vous le feriez à nouveau? Sans aucune hésitation oui. De ces treize mois à la conquête de l’Amérique du Sud, il nous reste beaucoup de souvenirs. Nous avons rencontré beaucoup de personnes, vécu des moments inoubliables et fréquenté des paysages fabuleux.
Dans quelques jours, chacun des membres de la famille fera sa rentrée. Les moutons égarés rejoindront leurs troupeaux… Nous l’effectuons sans aucun regret car nous avons osé concrétiser notre rêve. Nous avons profité de cette année 2016 à fond. Et puis, un mouton qui s’est égaré une fois pourra recommencer quand l’envie lui en prendra!!! En attendant, bon vent à tous!!!
A travers cet article, nous voulions également remercier tous nos hôtes qui nous ont ouvert leur porte sans aucune hésitation:
-à Janina et Pablo de Tornquist en Argentine, qui nous ont fait découvrir le vin gazéifié
-à Cesar et Natalia de Comodoro Rivadavia en Argentine, avec qui nous nous sommes régalés de pizzas, d’empanadas, de milanesas, le tout accompagné d’une flûte de champagne s’il vous plaît
-à Eduardo près de Casablanca au Chili, un personnage haut en couleur qui ne manque pas d’anecdotes farfelues et amusantes
à Pierre de San José de Chiquitos en Bolivie, pour nous avoir transmis sa passion avec beaucoup de pédagogie
-à Joël, Sofia et “Chucky” à Ica au Pérou, qui nous ont accueilli dans leur maison comme des membres de leur famille.
Par ailleurs, merci à tous les voyageurs croisés sur la route :
-à Dragica et Reiner, nos partenaires de vin chaud et autres mixtures bien délectables “Salud”
-à Kenny et Elodie pour leurs conseils précieux et la recette de la baguette maison
-à Valentin et Laëtitia avec qui nous avons partagé deux épisodes inoubliables : le nouvel an en Argentine (https://les5roulentencarrosse.com/2016/01/11/argentine-6-el-calafate-et-le-parc-national-des-glaciers) et la traversée du Sud Lipez en Bolivie (https://les5roulentencarrosse.com/2016/04/22/bolivie-1-notre-pope-dans-le-sud-lipez-nous-sommes-venus-nous-avons-vu-nous-avons-vaincu/). On espère pour vous que le 1er janvier sera plus calme cette année!!!
-aux “3 chats perchés en voyage”, nos compagnons de belote favoris
-aux “Ainsi vont les Laffont”, toujours détendus et souriants. Merci d’avoir récupéré notre portable à Leoncito sans quoi Nicolas m’en parlerait encore!
-à la famille Russi “Adieuctami” qui nous ont fait découvrir des expressions suisses inédites
-à Louise et Adrien, pour votre esprit sportif et généreux
-aux “Happy six en Amérique” qui nous ont donné l’envie de partir à la conquête de Choquequirao
-aux p’tits bourlingueurs, irréductibles citoyens du monde
-à Gaston et Elizabeth, le maître de la clé de 28
-aux “Oukilay”, nos compagnons du Pantanal
-à Thomas et Valérie, toujours prêts pour déguster une bonne bière même si elle n’est pas belge
-à Chunny et Philippe, à 2 sur la boule à bord de leur magnifique camion
-aux “Dalton en balade”, une famille pleine de joie de vivre
-à la famille Content, avec qui nous sommes liés à jamais, non pas par le sang, mais par les oeufs de tortues
Merci aussi à tous les autres, aux quatre français d’Ushuaïa, à Coraline et William, à Ton Ari du Brésil, aux “Let’s do it!!!”, à Dav Per…
Enfin, merci à vous, fidèles lecteurs du blog pour votre suivi exemplaire.

Bonne année 2017 à tous!!!

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Pérou #4: vol au-dessus des lignes de Nasca

Pérou #4: vol au-dessus des lignes de Nasca

Du 13 au 14 septembre 2016
Ce matin-là, nous sommes arrivés de bonne heure au petit aéroport de Nasca pour utiliser le wi-fi, et éventuellement, négocier les prix de vol. Les choses se sont bien déroulées et nous avons embarqué à bord d’un Cesna à 16h. Nous n’étions encore jamais montés dans un aussi petit appareil. Il n’y avait pas de vent ce jour là heureusement pour nous. En effet, les guides de voyage recommandent de ne pas trop manger avant car le vol dans un petit avion peut-être secouant s’il y a des turbulences. De même, l’avion se penche régulièrement à droite et à gauche pour que nous puissions bien admirer les lignes et les géoglyphes. Sensations fortes garanties!!!
Nous avons vécu une expérience inoubliable tant par le vol qui est spectaculaire que par les lignes et les géoglyphes tracés au milieu de la pampa. Un autre mystère d’Amérique du Sud…
Les lignes et les figures sont situées sur un plateau désertique. Elles ont été dessinées sur le sol ou gravées sur la roche entre l’an 300 et l’an 900 après JC par la “civilisation de Nasca” en utilisant des cordes, des piquets et l’avant-bras comme unité de mesure. Du ciel, nous apercevons ces tracés qui se chevauchent, ces formes géométriques et ces dessins qui atteignent parfois une centaine de mètres.
C’est toute une carte, qui se présente sous nos yeux, n’ayant pas encore révélé tous ses secrets. Maria Reiche, une mathématicienne allemande, a étudié ces figures pendant toute sa vie. Selon elle, il s’agissait d’un calendrier astronomique permettant d’enregister le mouvement des astres et de repérer les alignements du soleil et de la lune pour calculer les saisons.
Allez, on vous emmène avec nous!!!
La vidéo n’est pas d’excellente qualité à cause de la vitre de l’appareil. Néanmoins, elle donne un bon aperçu des sensations vécues pendant le vol. Il faudra se reporter sur les photos pour apprécier les géoglyphes à leur juste valeur. 
Près de Nasca, nous avons également visité le cimetière de Chauchilla qui comprend douze tombes avec plusieurs momies et squelettes. Nicolas y tenait beaucoup.
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Un dernier petit tour aux miradors et au musée Maria Reiche, puis, nous empruntons cette fameuse panaméricaine qui traverse le désert.

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Carte des lignes et géoglyphes établie par Maria Reiche

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Le bus de Maria Reiche
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Pérou #2: Le trek de Choquequirao: “Si ta volonté te dépasse, dépasse ta volonté”

Pérou #2: Le trek de Choquequirao: “Si ta volonté te dépasse, dépasse ta volonté”

Du 26 au 30 août 2016
 
Ce sont les “Happy six en Amérique”, une famille ch’tis rencontrée sur la Carretera austral au Chili qui nous avait parlé de ce trek. Leurs quatre enfants avaient parcouru les innombrables kilomètres pour découvrir la cité inca de Choquequirao. L’envie était née. Nous nous étions alors dit: “Por qué no?”
Pour les non-initiés, Choquequirao est “la soeur du Machu Picchu”. Ces ruines sont situées à 3 100m d’altitude, à flanc de montagne, au-dessus des gorges du fleuve Apurimac. Cette cité est beaucoup moins populaire que sa grande soeur. La raison: pour y monter, il n’existe qu’un seul moyen, la marche à pied pendant deux jours. Les moins téméraires seront calmés d’office!!!
En effet, depuis le village de Cachora, il convient de parcourir 31 km dont la descente d’un canyon et la remontée avec un dénivelé de 1500m. Une fois la visite réalisée le troisième jour, il faut mobiliser ses derniers efforts pour accomplir les 31 km en sens inverse. Un régal…
1er jour:
Nous commençons le trek le 26 août, jour de l’anniversaire de Nicolas. Nous nous levons aux aurores pour préparer notre matériel de camping et la nourriture pour les cinq prochains jours. Nous avons rendez-vous à 8h chez Celestino, qui tient une petite entreprise de muletiers. Il est, d’après ses dires, le pionnier du trek de Choquequirao. Nous faisons la connaissance de Vicente, le muletier qui nous accompagnera pendant ces 5 jours de randonnée. En effet, une mule portera tout notre équipement et deux chevaux seront la monture des filles.
Vicente, quant à lui, part avec un simple sac à dos qui semble bien vide. Nicolas est un peu en stress: “J’espère qu’il ne fallait pas lui prévoir une tente. Il ne va pas dormir avec nous?”.
Je demande à Vicente s’il a tout ce qui lui faut pour la nuit: “Oui, m’assure-t-il”. Etrange, nous verrons bien plus tard. Il est pieds nus dans ses sandales ce qui détonne avec nos chaussures de randonnée.
Une fois l’équipage prêt vers 9h, nous commençons à parcourir les 11 km qui nous séparent du mirador de Capuliyoc. Les filles sont enchantées de monter sur les chevaux.
 
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Vue sur les montagnes depuis Cachora
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Préparation des chevaux et de la mule
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Le grand départ
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Pause sur le mirador de Capuliyoc
 
Après une rapide pause déjeuner, nous entamons la descente du canyon jusqu’au fleuve Apurimac. Les filles doivent marcher car la descente est périlleuse à cheval. Il est vrai que le sentier est caillouteux et escarpé.
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A 4 h de l’après-midi et plus de 20 km de marche, nous arrivons enfin au fleuve. La fatigue s’installe. Nos jambes tremblent. Nous avons mal aux genoux à forcer sur nos appuis depuis plusieurs heures d’autant plus que nous avons retenu les filles pendant toute la descente pour éviter qu’elles ne glissent sur les cailloux.
Il y a un camping à cet emplacement et nous savons qu’il est de coutume de dormir ici le premier soir.
Malheureusement, Vicente nous annonce qu’il n’y a pas de nourriture pour les mules à cet endroit. Nous devons commencer l’ascension du canyon (50 virages!!!) jusqu’au camping de santa Rosa baja. Malgré la fatigue, nous n’avons pas de temps à perdre. Le soleil se couche dans deux heures soit le temps imparti pour réaliser la montée.
Les filles montent sur les chevaux. Je prends un cheval, Vicente l’autre et nous entamons l’infernale montée. Nicolas reste en arrière pour digérer l’annonce de Vicente et contrôler sa haine de l’instant…
Au bout de 2 km, je m’arrête quelques secondes, à chaque virage, pour reprendre mon souffle. J’ai des crampes. Qu’importe, je sais que le camping est à la cime de la première montagne. Il n’y a pas le choix, il faut avancer avant que la nuit tombe.
Puis, la délivrance arrive à la vue du camping. Nous sommes soulagés. On monte les tentes, on mange et on se couche.
J’ai dû mal à trouver le sommeil pendant cette première nuit. Le sol est dur et nos matelas ne sont pas très épais. Je suis aussi un peu inquiète pour le lendemain. Aurions-nous surévalué nos capacités physiques?
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Campement à Santa Rosa baja
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2ème jour:
Nous quittons le camping vers 7h. Les 41 virages de grimpette se succèdent. Cette fois-ci, le physique et le souffle sont bien meilleurs que la veille. Le rythme est bon. Nous arrivons au camping de Marampata en 2h.  Au programme, repos pour le reste de la journée.
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Nous plaisantons avec Nicolas car les campings où Vicente nous emmène sont rudimentaires.
Le matin, la gérante du camping de Santa Rosa m’avait annoncé que le camping de Marampata était idéal pour se reposer: “Il y a des espaces verts, des toilettes et une douche”. On se dit: “Chouette, une douche au bout de deux jours de marche nous fera le plus grand bien”. La déception est grande lorsque nous arrivons. La pomme de douche est installée dans des anciennes toilettes turques. Inédit comme système, si tu tires la chasse, tu peux te laver les pieds. Il faudrait peut-être déposer un brevet!!!
Quoiqu’il en soit, la robinetterie est défectueuse. Bref, nous nous contenterons du tuyau d’eau extérieur. Se brosser les dents et se laver les pieds au milieu des poules est une expérience inédite.
Après dîner, je demande à Vicente où il dormira car nous ne l’avons pas vu monter sa tente la veille. Cette question continue de nous tarauder.
Tel Lucky Lucke, il dort à même le sol de la salle commune (grange). Les couvertures et l’attelage des mules constituent son lit. C’est le cas de la plupart des muletiers qui sillonnent ces montagnes.
Quelle vie! Dans ces villages ou hameaux reculés au fond des montagnes,  les habitations sont sommaires. Le sol est en terre battue et le feu est allumé dès le matin pour préparer le petit déjeuner. Les cochons d’inde vivent dans les maisons. Les muletiers se lèvent à des heures incroyables et se relayent sur ces sentiers abruptes pour approvisionner la population. La vie est rude. C’est une vie de cowboy, de liberté totale sans le rêve américain. Respect…
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3ème jour:
Vicente reste au camping à s’occuper des chevaux. Quant à nous, ce sont encore deux heures de marche dans des montagnes russes qui nous attendent pour enfin arriver à la cité de Choquequirao. Les filles sont motivées car nous leur avons dit que la ville contenait un trésor caché. A peine arrivées, elles déambulent dans les ruines à la recherche du fameux trésor.  En effet, trois médaillons du soleil y sont présents. Ils n’ont jamais été découverts…
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Départ matinal pour Choquequirao
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Vue depuis notre campement à Marampata
 
Nous avons la journée pour découvrir la ville. Heureusement, car le site est grand. Une nouvelle fois, c’est grimpette and co qui nous attend, notamment, pour contempler les terrasses lamas. Ces terrasses construites à flanc de montagne sont incroyables. La vue sur le fleuve est spectaculaire. On peut dire que les incas avaient une maîtrise de la montagne, des cuisses en béton, et en aucun cas le vertige.
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Plus tard, nous prenons notre temps, assis sur la place principale à apprécier ce lieu, à absorber sa spiritualité. De toute la journée, nous avons seulement croisé 6 personnes. C’est notre récompense. Choquequirao, ça se mérite!!!
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4ème jour:
Le lever à 5h du matin pique. La nuit a été froide, trop froide pour que je trouve le sommeil. Nicolas démonte les tentes pendant que nous prenons le petit déjeuner dans la grange. Une longue journée de marche nous attend. A 6h, nous commençons le chemin en sens inverse.
A 10h, nous arrivons près du fleuve. Le soleil chauffe. Nous traversons le pont pour commencer l’ascension. Elle fait peur cette ascension. De l’autre côté du canyon, nous avons observé pendant toute la matinée le sentier en lacets.
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Un tronçon du sentier
Les filles montent sur les chevaux et c’est parti. Je tiens le cheval de Charlotte. Le chemin est escarpé et rocheux. A plusieurs reprises, j’ai des sueurs froides. Pourquoi faut-il que les chevaux et les mules choisissent toujours le chemin le plus près du précipice? Je dois tenir le rythme pour rester devant mon cheval. Nicolas a préféré garder sa place en arrière.
Je tiens le coup. La difficulté du premier jour est dépassée. Nous arrivons au campement dans l’après-midi bien en avance. Nous sommes fiers de nous.
Cette fois-ci, la douche au fond du jardin est correcte. Froide certes, mais salvatrice après 4 jours de randonnée. Un cochon gratte le sol à côté de moi pendant que je prends ma douche. Rien d’anormal jusque là.
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Pause au dernier campement
 
5ème jour:
Lever à 5h. Ces réveils matinaux sont difficiles. Toutefois, chaque lever de soleil est une récompense. Par ailleurs, la motivation est là car nous savons que nous devons remonter au mirador de Capuliyoc avant que la chaleur ne s’installe. Vicente ne déjeune pas ce matin. Il m’annonce qu’il n’a pas dormi de la nuit à cause d’une rage de dent. Je lui donne un doliprane. Dans mes pensées, je me dis que ce serait bien qu’il se brosse les dents de temps en temps tout de même.
Le doliprane doit lui faire du bien car il avance comme un lapin aujourd’hui. Nous traînons derrière. Arrivés au mirador, c’est la délivrance. Les 11 km restants pour arriver à Cachora nous semblent une broutille par rapport à ce que l’on vient d’accomplir.
Nous en avons bavé à certains moments. Toutefois, ce trek restera un souvenir inoubliable. Choquequirao est une cité mystique réellement perdue au milieu des montagnes.
Les filles ont  assuré car elles ont descendu les pentes à pied et n’ont pas eu peur à cheval. Elles ont adoré dormir dans les tentes et ont gardé leur bonne humeur même lorsqu’il fallait se lever à 5h. Lisa n’ayant ni le physique ni le mental d’un sportif a traîné, a râlé mais a fini par avancer n’ayant pas vraiment le choix de toute façon.
Vicente se sera très bien occupé de nous. Sans lui, l’épreuve aurait été impossible.
Bilan sportif:
Environ 65 km réalisés et deux fois 1500 m de dénivelé.
Bilan humain:
Nicolas: mal de dos
Vicente: mal de dent et orteil blessé
Moi: ampoule géante et multiples piqûres de moustiques

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Le moral des troupes est toujours présent pour fêter l’anniversaire de Clémentine.

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Conseils aux voyageurs:
Cachora est à environ 4h de route de Cusco vers l’Ouest. Il est possible de laisser son véhicule en toute sécurité sur la place du village devant le commissariat. Une autre option consiste à aller en véhicule jusqu’au mirador de Capuliyoc. En échange de quelques soles, vous pouvez le laisser devant le petit magasin. Un gain de 22 km aller-retour!!!
Au village, il y a de nombreux muletiers qui vous proposeront leurs services. A vous de voir. Vous pouvez également louer du matériel de camping et réaliser vos derniers achats de nourriture. Dans chaque camping, on pourra vous préparer des repas et des boissons. Les prix sont bien sûrs plus élevés qu’aileurs eu égard à l’éloignement.
Le trek est bien balisé. Il est possible de le réaliser avec ou sans muletier. Il continue ensuite jusqu’au Machu Picchu (7 jours au total).
Coût:
-entrée de Choquequirao: 55 soles/pers. Ils ont voulu faire payer les enfants mais nous avons négocié la gratuité.
(gratuité au Machu Picchu jusqu’à 8 ans)
-muletier et 3 chevaux pendant 5 jours: 600 soles (prix négocié)
-camping: 5 soles/tente soit 40 pour l’ensemble du trek
Soit 202€

Pérou #1: Nos premiers pas de Puno à Cusco

Pérou #1: Nos premiers pas de Puno à Cusco

Du 16 au 24 août 2016
Puno, la ville la plus antipathique d’Amérique du Sud
Après un passage rapide à la frontière, c’est au tour du Pérou de s’ouvrir à nous. Nous prenons la direction de Puno, la ville la plus proche. En effet, comme à chaque arrivée dans un nouveau pays, il nous faut nous procurer la monnaie nationale. Nous devons également souscrire une nouvelle assurance pour Big Mama.
La ville de Puno n’est pas attrayante. Elle a pour seul intérêt d’être au bord du lac Titicaca. C’est d’ici que partent tous les tours sur les différentes îles du lac. Nous garderons un mauvais souvenir de cette ville bondée de touristes en plein mois d’août, où chaque péruvien essaie d’obtenir sa part du gâteau en grappillant quelques billets aux gringos.
De notre côté, nous ferons l’objet d’une demande de contribution financière d’un pseudo chef de village originaire en contrepartie du bivouac. Le lieu ressemblait davantage à un affreux village en périphérie de Puno. De même, la police de la ville nous demandera une contribution pour manger en échange de nous avoir escortés sur le parking sécurisé de la ville. Dans les deux cas, comme dirait un de nos copains: “négatif”. Etrangers, oui. Pigeons, non.
Une grande envie de quitter la ville au plus vite nous parcourt alors. Néanmoins, j’ai promis aux filles d’aller visiter les îles Uros construites uniquement en roseaux. Je pars donc avec Clémentine et Charlotte pour la matinée tandis que Lisa et Nicolas restent au camion. Un intermédiaire essaiera de m’extorquer une contribution lors de l’achat du ticket pour le bâteau. Décidément, la moutarde me monte au nez.
Les filles sont comblées par cette visite. Quant à moi, je la qualifierais de “Disneyland sur les îles Uros” tant la visite est une mascarade dont le seul objectif est de nous vendre de l’artisanat hors de prix. La communauté vivant sur ces îles se décrédibilise totalement dans sa façon de gérer le tourisme et dans son manque d’authenticité. Heureusement, les îles en roseaux sont jolies et la lumière sur le lac est toujours aussi sublime. Une drôle de sensation de douceur nous parcourt lorsque nous nous déplaçons sur ce sol de “totora”.
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Puno
Après une rapide visite aux ruines de Sillustani, nous faisons une dernière halte salutaire sur les berges du lac Titicaca dans la péninsule de Capachica.
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Vue depuis les ruines de Sillustani
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Plage de la péninsule de Capachica
Le canyon de Tinajani
Il y a des endroits incontournables, inscrits sur notre parcours depuis longtemps. Puis, il y a les autres, que nous découvrons au détour d’un chemin. Ce fut le cas du canyon de Tinajani où nous avons passé deux agréables journées à nous balader et à admirer la vue spectaculaire.
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Bivouac au canyon de Tinajani
Le temple de Wiracocha à Raqchi
Nous arrivons au Pérou avec la ferme intention de percer tous les mystères de la civilisation des Incas. Nous commençons par la découverte du temple de Wiracocha à Raqchi, de très bonne heure pour être seuls sur le site.
La veille au soir, nous avons dévoré les fromages achetés plus tôt dans une fromagerie. Nous commencions à être furieusement en manque à tel point que notre pensée favorite au cours de la journée était de rêver d’une bonne raclette. C’est toujours le cas, mais l’envie est  devenue un peu moins oppressante!!!
 
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Le temple de Wiracocha (Dieu du soleil)
Cusco, le nombril du monde
Nous y voici, Cusco, ancienne capitale de l’empire Inca. Nous élisons domicile au camping de la ville où nous retrouvons nombre de voyageurs européens motorisés comme nous. Un vrai salon du véhicule d’aventures est installé à nos côtés.
Le lendemain, nous déambulons dans la ville entre ruines Incas et monuments à la gloire des conquistadores.
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La plaza de Armas, the place to be
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Vue depuis les jardins du monastère de Santo Domingo
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Tetris chez les incas
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Plaza San Blas
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Vue générale de Cusco
Nous profitons également de la ville pour effectuer un énorme ravitaillement au supermarché et réaliser nos derniers achats de camping. Prochain objectif: le trek de Choquequirao!!!

Bolivie #5: Tiwanaku et le lac Titicaca: sur les traces des héros de notre enfance

Bolivie #5: Tiwanaku et le lac Titicaca: sur les traces des héros de notre enfance

Du 10 au 15 août 2016

Tiwanaku
Comme Tintin et le Capitaine Haddock, nous sommes partis de Saint-Nazaire il y a quelques mois  pour arriver ici à Tiwanaku. Le site archéologique est le symbole de la civilisation de Tiwanaku qui précéda les incas. Hergé s’en est fortement inspiré dans Les 7 boules de Cristal et Le Temple du Soleil.
Aucun lama ne nous a craché dessus. Tonnerre de Brest!!! En revanche, nos Dupont étaient bien là. Mais, motus et bouche cousue….Je dirais même plus Botus et mouche cousue.
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Le lac Titicaca et Copacabana
Nous prenons ensuite la direction du lac Titicaca. Au revoir Tintin…Cette fois, nous roulons sur les traces de Estaban, Zia et Tao. Les filles sont motivées, elles ont regardé tous les épisodes des Cités d’Or depuis le début du voyage. Elles se sont très vite réparties les rôles. Charlotte veut être Esteban parce qu’il pilote le grand Condor, Clémentine veut être Zia parce qu’elle est trop belle. Lisa endosse le rôle de Tao par défaut, mais elle a le physique pour!!! Nico se proclame Capitaine Mendoza. Purée!!! Il ne reste que Sancho et Pedro.
Le lac Titicaca est magique côté bolivien. Dès le lever du soleil, la lumière est splendide. Nous bivouaquons le long du lac, tranquillo et nous nous offrons une petite balade en bateau.
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Après une rapide traversée en bac, nous arrivons à Copacabana. Oui oui, j’ai bien dit Copacabana. Rien à voir avec la plage du Brésil. Ici, le bikini n’est pas de sortie. Même pas le burkini, c’est pour dire!!!
En effet, Copacabana est à la Bolivie ce qu’est Lourdes à la France, un haut lieu de pélerinage où l’on vient prier la vierge. Lorsque nous arrivons à Copacabana, je demande à Nico d’aller dans le centre-ville pour retirer de l’espèce (pas chez Jésus de Nazareth, j’ai abandonné l’idée…). La rue dans laquelle nous nous sommes engouffrés est bloquée. J’en profite pour faire mes achats et je comprends très vite ce qui se passe.  Les véhicules sont arrêtés pour être décorés. Ils attendent leur tour pour recevoir la bénédiction du prêtre de l’église. Nous sommes samedi, grand jour de baptême des véhicules.
Nicolas a assisté de plus près à cette cérémonie le dimanche matin. Le propriétaire du véhicule ouvre le capot. Le prêtre (plutôt look de moine) bénit le moteur, puis, les membres de la famille. On lance des confettis et des pétards. La joyeuse tribu boit de la bière. Une petite  lichette pour le prêtre, ça fait toujours plaisir (le Pérou n’est pas un grand producteur de vin, on fait avec ce qu’on a!!!). Il est temps de passer son tour et de terminer la fête sur la plage. Nous avons bien rigolé devant ce spectacle. Nous sommes un brin moqueur. Cependant, toutes ces familles, en particulier, péruviennes sont bien sympathiques. Je me suis même fait payer un verre de bière par un papi péruvien. A chacun ses croyances après tout. L’important dans cette cérémonie est de passer un bon moment en famille. Ils ont bien raison de se faire plaisir.
De notre côté, nous nous sommes prélassés au soleil pendant deux jours, le temps nécessaire pour dire Adieu à la  Bolivie.
Un pays dans lequel nous nous sommes sentis à l’aise. Les boliviens sont des timides. Ils ne sont pas du genre à dérouler le tapis rouge pour vous. Néanmoins, on ne compte plus les “bienvenidos en Bolivia”, les saluts lors de notre passage sur la route, les regards sympathiques et amusés aux marchés. Ces simples mots ou gestes sont souvent bien plus efficaces que de grands discours. (Je vous rassure, comme partout, il y a des cons. Ce n’est pas le pays des bisounours.)
La Bolivie restera un de nos coups de coeurs pour son authenticité, ses paysages fabuleux, et le désintéressement de sa population et de sa police (s’agissant de notre expérience) face à notre “argent de touristes”.
Bref, de beaux souvenirs, de belles histoires et une belle rencontre avec Pierre et sa famille.
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Quelqu’un nous a récemment réclamé un coucher de soleil. A votre service, madame!!!
Conseil aux voyageurs:
Les étrangers ne bénéficient pas de la subvention de l’état pour le gazoil. Aussi, le prix est de 8.88bol/l au lieu de 3.72/l. Dans certaines stations, il est possible de négocier le prix à 6bol/l directement dans le tank sans facture et en cash.
Le mieux est encore d’avoir des jerricans. En se garant à l’extérieur de la station, on peut les remplir au prix bolivien (un peu plus difficile sur l’altiplano mais 100% de réussite dans les autres régions). 

Brésil #5: Safari sur la Transpantaneira

Brésil #5: Safari sur la Transpantaneira

Nous voilà sur la Transpantaneira, une longue piste de terre de 149 kilomètres qui traverse les plaines et les marais du Pantanal avec pour seule issue Porto Joffre et le rio Cuiaba. Le charme de la Transpantaneira réside également dans ses 126 ponts  qu’il convient de franchir pour arriver à bon port. 31 sont actuellement remplacés par des ponts en béton. On comprend pourquoi!!! Ceux des photos ne sont pas compris dans la restauration. On se demande comment étaient les autres!!!
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Le Pantanal est la plus grande région marécageuse du monde. Ses eaux regorgent de poissons, en particulier les piranhas. Les caïmans grouillent aussi par milliers pour notre plus grand bonheur, car ce sont eux que nous sommes venus admirer. Ils aiment se prélasser dans l’eau ou se dorer la pilule au soleil, immobiles, avec la gueule ouverte et le regard vicelard.
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Le Pantanal est un véritable sanctuaire du monde animalier : oiseaux variés par milliers, capicharas, iguanes, lézards, tamanoirs. On se régale.
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L’immense Tuiuiu, échassier symbole du Pantanal
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Le capichara, le plus gros rongeur au monde
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Un lézard?

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Il y a un animal, pourtant, qui nous aura résisté. C’est le jaguar. Arrivés à Porto Joffre, nous faisons une excursion en bâteau sur le rio Cuiaba. Les paysages sont grandioses et la balade permet d’approcher les animaux d’encore plus près. A notre passage, les caïmans plongent dans l’eau (de vrais froussards) ce qui amuse beaucoup les filles.
La sortie permet surtout de s’enfoncer dans le Pantanal et d’aller à la rencontre du jaguar qui vit dans la jungle. Après deux bonnes heures et demi de navigation, nous le trouvons calfeutré sous les fourrés. Nous le distinguons à peine mais il est bien là. Tout à coup, un bruit dans les sous bois le fait se lever. Nous retenons notre souffle. Tous les bâteaux présents se décalent pour se placer aux premières loges car nous pensons qu’il ira boire sur la berge à seulement 2 mètres de nous. La déception est grande puisqu’il préfèrera tourner à gauche et se cacher dans la jungle. Il ne remettra plus le bout de son museau dehors. Nous avons entendu son cri, nous l’avons entrevu brièvement. Nous aurions aimé l’apercevoir plus. C’est un animal sauvage après tout…
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Balade sur le rio Cuiaba
 
Côté bivouac, nous n’avons eu que l’embarras du choix. Nous nous levions dès l’aube pour apprécier l’air frais et la lumière émergente sur les plaines et les marais. Les paysages couplés aux chants et aux cris aigus des oiseaux étaient extraordinairement reposants.
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Lever de soleil sur les plaines
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Lever de soleil sur les marais
 
En revanche, à peine deux heures après s’être levé, le soleil exaltait et une journée de chaleur écrasante nous attendait.

 

Conseils aux voyageurs:
Nous avons fait notre excursion en bâteau avec la pousada camping de Porto Joffre. Coût pour un bâteau de 25cc+ 20 litres de gazoil de 13h à la tombée de la nuit: 450 reais

Brésil #4: Brasilia et la longue traversée du Brésil

Brésil #4: Brasilia et la longue traversée du Brésil

La pluie arrivant sur la côte bahianaise, nous décidons de commencer notre traversée du Brésil d’est en ouest avec comme étape Brasilia, située à 1300 kms.
Nous y arrivons le dimanche, jour du match France-Islande. Nico a l’esprit occupé à chercher un lieu de diffusion du match. Malheureusement, un autre match du championnat brésilien lui vole la vedette. Nous le regarderons deux jours plus tard en replay.
Nous commençons alors la visite de cette capitale déroutante créée de toute pièce au milieu du no man’s land en 1960. Brasilia est une capitale conceptuelle où l’aménagement du territoire (blocs d’habitations, quartiers des centres commerciaux, des hôtels, des banques et l’avenue des monuments historiques qui regroupent toutes les institutions de Brasilia) a été organisé pour que la cité soit agréable à vivre. Elle symbolisait la ville du futur. Les avenues sont immenses. C’est une course contre la montre lorsqu’il faut traverser l’avenue des monuments à 6 voies sans passage piéton bien sûr. La ville est tellement spacieuse qu’elle n’est pas du tout adaptée aux piétons.
Il est difficile habituellement de circuler et de se garer avec Big Mama dans les capitales. A Brasilia, il n’a jamais été aussi facile de trouver un stationnement.
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Le magnifique sanctuaire Dom Bosco avec ses vitraux bleutés
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La cathédrale métropolitaine
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Le Parlement
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Lorsque nous quittons Brasilia, une longue route nous attend de nouveau puisque que nous devons parcourir une fois encore 1300 kms pour rejoindre la Transpantaneira dans le Pantanal nord. Le centre du Brésil est le territoire des immenses fazendas qui cultivent le coton, le soja et le maïs. Il y a très peu de pistes en dehors de la route principale, et lorsqu’il y en a, elles sont fermées par des barrières. Nous réussirons tout de même à dénicher un beau bivouac en pleine nature près de Goias. Nous devrons nous contenter de nuitées en stations-service les autres fois. C’est dans l’une d’entre elles que nous avons rendez-vous avec la famille Laffont, que nous avions déjà rencontré en Terre de Feu il y a sept mois. Ils ont dans leurs bagages notre portable égaré à Leoncito en Argentine quelques mois plus tôt. Une longue histoire qui s’achève bien.
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Bivouac à Goias
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Charlotte dans un champ de coton

Brésil #3: de Cabo Frio à l’Etat de Bahia: des bivouacs au bord de l’eau

Brésil #3: de Cabo Frio à l’Etat de Bahia: des bivouacs au bord de l’eau

Du 11 au 28 juin 2016
 
Cabo Frio
Lors de la dernière newsletter, je vous annonçais que nous avions entrepris des courtes séances de sport quotidiennes. Nous gardons le rythme jusqu’à présent. Il faut dire que le cadre s’y prête bien comme cette plage de Cabo Frio, une station balnéaire à 150 kms de Rio, aux eaux turquoises et au sable blanc. Nous profitons de la plage en savourant ces instants d’ensoleillement.
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Avant
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Après
 
Le lac de Guanandy
Nous quittons la mer pour camper plusieurs jours au lac de Guanandy que nous avons découvert par hasard. L’endroit est désert mis à part les deux sauveteurs qui trouvent le temps long faute de baigneurs. Comme à chaque fois que l’on dispose d’une source d’eau douce, nous en profitons pour faire la lessive. Il faut dire qu’il y a du travail!!! Nico fait des allers- retours jusqu’au lac pour aller chercher de l’eau pendant que je frotte et refrotte le linge. Entre deux tournées, nous faisons quelques plongeons dans l’eau. L’eau est claire et calme ce que nous apprécions. En effet, l’océan est et restera agité jusqu’en dans le Nordeste et je n’ai pas le courage de Nico pour affronter les vagues surtout depuis que l’une d’entre elles m’a fait faire un rouler-bouler.
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Après trois jours de lessive intense, nous retrouvons le plaisir du linge propre et des draps frais!!!
 
Le parc estadual d’Itaunas
C’est une piste de terre qui nous mènera au village d’Itaunas, au pied du parc naturel du même nom. Le parc comprend plusieurs sentiers qui traversent la forêt tropicale et les dunes de sable. Les dunes sont recouvertes de mangrove, de cocotiers et de cactus. La plage déserte s’étend sur des dizaines et des dizaines de kilomètres. L’endroit est splendide et nous sommes contents de randonner de nouveau. Les filles se plaisent à dévaler les dunes. Le résultat est moins sympathique pour les parents quand il faut enlever le sable qui a la fâcheuse tendance à se glisser dans les moindres recoins. Lisa, fidèle à sa réputation de Mimi Cracra, en a sur tout le corps. Elle se frotte les yeux en disant: “j’ai mal aux oreilles” ce qui provoquera, à son insu, les rires de toute la famille.
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La plage de Lagoa Grande à Prado
Sur les conseils d’un brésilien, nous nous rendons ensuite à Prado où nous élisons domicile sur la plage de Lagoa Grande pour quelques jours. Une fois encore, le site est paradisiaque. La plage est à l’écart de la ville et est préservée de toute urbanisation. Nous profitons de ce calme pour sortir les vélos.
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Lost at Praia Lençois
A Praia Lençois sur la côte du cacao, nous sommes garés sous les cocotiers. Le rêve!!!
La plage, qui s’étend à l’infini, est seulement fréquentée par quelques locaux. Un pêcheur nous ouvre une noix de coco à la mâchette et nous pouvons déguster son eau bien fraîche.
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“Ne fais pas la tête Wilson, j’avais soif.”
 
Depuis plusieurs jours, nous contrôlons notre consommation de gaz. En effet, lorsque l’on voyage dans plusieurs pays d’Amérique du Sud, l’achat de bouteilles de gaz devient vite un casse-tête car chaque pays a son propre système de distribution avec consigne et son propre système de raccordement. Nous avons déjà trois bouteilles différentes : européenne, chilienne et argentine. Nous ne souhaitons racheter ni l’adaptateur ni la consigne brésilienne pour le peu de temps qu’il nous reste ici. En attendant, nous fonctionnons avec un réchaud d’appoint à capsules. Les douches et la vaisselle se font désormais à l’eau froide.
Nous cuisinons donc au feu de bois dès que l’occasion se présente depuis deux jours. Quel plaisir d’allumer son feu de bois le matin pour chauffer son eau. Dans ces moments, le temps est suspendu et nous sommes en harmonie avec la nature.
Vous y avez vraiment cru ?
Il est vrai qu’un matin, Nico a réellement chauffer l’eau pour le café au feu de bois. Toutefois, nos ardeurs ont été vite anéanties, lorsque dès le lendemain de notre arrivée à Praia Lençois, le vent s’est levé. Nous avons tout de même voulu cuisiné au feu de bois par fierté. On s’est dit que les argentins faisaient des barbecues partout malgré le vent bien présent en Patagonie. Nous avons oublié un détail. Nous sommes français. D’une part, nous n’avons pas l’asado dans le sang. D’autre part, nous sommes par nature pressés. Nous nous sommes acharnés pendant deux voire trois heures pour allumer puis maintenir le feu afin de cuire des pommes de terre et de la viande. L’idée de mettre la table sur le sable semblait idyllique. Il a fallu très vite protéger les aliments du sable qui volait.
A la fin de l’après-midi, on s’est dit que le réchaud à gaz était quand même une invention très pratique et qu’il fallait qu’on arrête de transformer notre voyage en stage de survie!!!

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Et pour finir, allez les bleus!!!

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Brésil #2: de Foz do Iguaçu à Rio de Janeiro: l’art du farniente sous la pluie “breizhilienne”

Brésil #2: de Foz do Iguaçu à Rio de Janeiro: l’art du farniente sous la pluie “breizhilienne”

Il nous a fallu quatre jours pour parcourir la distance d’environ 900 kms qui sépare les chutes d’Iguaçu de la côte atlantique. Plusieurs obstacles nous ont rendu le voyage pénible: un détour de 150 kms pour contourner un barrage routier lié à une manifestation, des pluies diluviennes chaque jour accompagnées de brouillard épais, la nuit qui tombe peu après 17h.
Nous pensions trouver le soleil au Brésil. C’est la pluie qui nous a trouvé depuis la frontière bolivienne et qui nous a collé aux baskets. Avec ces déluges quotidiens ou nocturnes, les fuites sont apparues ici ou là et le panneau solaire a eu des difficultés pour produire suffisamment de puissance. Notre moral était en berne et le manque de confort nous a pesé. La vie de routard est plus sympathique au soleil.
Heureusement,  la douceur de vivre sur les plages brésiliennes nous apportera rapidement le réconfort dont nous avions besoin. Dès notre deuxième jour au Brésil ou au “Brasiou” comme on prononce ici, nous achetons notre paire de tongs Havaïanas que tout brésilien qui se respecte chausse quelque soit la météo. Un brésilien sans sa paire de tongs, c’est comme un breton sans son ciré, un argentin sans son maillot de foot, un fan de Johnny sans son tee-shirt à tête de loup!!! L’accessoire révèle tout un art de vivre. Et quel art de vivre….Nous sommes en hiver, la côte est peu fréquentée et nous pouvons donc aisément bivouaquer le long des plages. On s’endort au bruit des vagues, on profite d’une météo clémente pendant quelques heures pour farnienter, se baigner, profiter d’être à nouveau dehors dans un cadre luxuriant.
La côté brésilienne est magnifique. Chaque plage est lovée au coeur de collines recouvertes de la forêt tropicale. A l’abri des cocotiers, on admire les îlots disséminés au bord de la côte, plus de 300 au total le long de la Costa Verde.
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Promenade au coucher de soleil sur la plage de Guaraù
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De quoi nous redonner la ……!!! (veto de Nico pour ma vanne pourrie)
 
Nous trouvons un coin de paradis à la plage Vermelha près d’Ubatuba, une bel endroit sauvage fréquenté par les surfeurs. Après plusieurs jours à les admirer partir à l’assaut des vagues, l’envie titille Nicolas d’essayer. Il prendra un cours avec Edgar, un habitué et talentueux surfeur. Nous sommes là pour l’encourager, mais également, pour rigoler à chaque chute. Ce n’est pas évident de se dresser et tenir sur la planche.
Nous étions bien sur cette plage, tellement bien que Big mama avait décidé d’y élire domicile. En effet, l’accès au parking était difficile. Avec les deux nuits de pluies, nous nous sommes retrouvés ensablés dans cette substance de sable lourd couplé à de la terre bien humide. C’est un gros camion qui nous a tiré de là avec bien des difficultés. Avec tous ces essais infructueux, nous nous étions encore plus enfoncés. Les deux roues arrière étaient à moitié englouties et le chassis complètement posé sur le sol.
Même lorsqu’on farniente, l’aventure n’est jamais très loin.
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Vicente et son camion à la rescousse
Après toutes ces émotions, nous partons découvrir la charmante ville coloniale de Parati avec ses façades colorées, son canal, sa magnifique baie et son chapelet d’îles. Nous nous arrêtons à une paillotte pour déguster un verre au son de la musique brésilienne. Cependant, comme tous les jours, le temps est changeant et la pluie breizhilienne n’est jamais très loin. Nous y sommes habitués dorénavant.
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A Parati
Nous remontons tranquillement la Costa Verde. A Mambucaba, le patron du bar de plage vient nous proposer eau, électricité et wi-fi.
Petit à petit, notre compréhension du portugais s’améliore même si nous n’en sommes encore qu’aux balbutiements. Nous n’avons pas pu placer notre phrase “Puis-je boire un verre de vin SVP?” car au Brésil, on ne boit pas du vin mais de la bière ou de la Cachaça. Attention, à boire avec modération car la boisson est traîtresse. Nous en avons fait l’expérience un soir à Guaraù où ma jumelle maléfique est allée se coucher clopin clopan un peu plus tôt que prévu. Quant à Nicolas, il a profité de mon manque de discernement pour aller terminer la soirée sans se faire réprimander avec les gars du coin dans le bar d’une association locale situé à côté de notre bivouac. Le lendemain, je lui demande : “ En quelle langue vous avez communiqué?”.
Il me répond: “en portugais”.
Et tu as réussi à parler?”
“Oui, hier soir, j’étais bilingue.”
La cachaça ouvre des horizons pour certains et en ferme pour d’autres…
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Sur la plage de Mambucaba
Sur la plage de la baie d’Angra dos reis, nous avons pris la décision d’appliquer la coutume locale et de pratiquer un peu de sport chaque jour. Au “Brasiou”, la plage est avant tout un terrain de sport quelque soit l’âge: marche tonique, surf, musculation….les corps s’en ressentent. Nous n’avons jamais vu autant de belles fesses musclées et de corps aussi bien sculptés. Rien de tel pour se motiver!!!
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Bivouac à Angra dos reis
Le matin du départ pour Rio de Janeiro, je suis tout excitée. Rio…qui n’en a pas rêvé!!! D’un autre côté, on s’interroge aussi sur la sécurité dans la ville. Rio est-elle fidèle à sa réputation de ville dangereuse?
Lorsque nous arrivons à Rio, ce sont des trombes d’eaux qui s’abattent sur la ville. Il nous faudra patienter deux jours avant de pouvoir profiter pleinement des plaisirs qu’offre la ville. En attendant, on se promène dans le centre-ville, on découvre le quartier de Santa Teresa via “le Bonde”, le tramway historique de la ville.
Nous bivouaquons dans un endroit fantastique pour une grande ville, au pied du Pain de Sucre à la plage Vermelha, dans une zone militarisée. Big Mama n’a jamais été sous aussi bonne surveillance depuis sept mois.
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Bivouac à la plage Vermelha au pied du Pain de Sucre
Une fois le soleil revenu sur la ville, nous partons admirer la vue depuis la statue du Christ Rédempteur. Nico est ému d’être ici, Charlotte a peur de cette statue de 30 mètres de haut. La vue sur la baie est époustouflante. Nous sommes conquis, Rio tient toutes ses promesses.
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Dessin du “Bonde”, le vieux tramway qui mène au quartier de Santa Teresa
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Vue sur et depuis le Corcovado
L’après-midi, direction la plage mythique de Copacabana pour une petite promenade.
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Sur la plage, les sculptures de sable sont dédiées aux prochains JO. D’ailleurs, plusieurs infrastructures olympiques sont en cours d’installation. Quelle chance auront les spectateurs d’assister aux JO à cet endroit!
Le lendemain, nous partons à l’assaut du Pain de Sucre. Sur le chemin du Morro da Urca, on retrouve les petits singes chapardeurs déjà aperçus  à Parati.
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Rio nous a comblé. Rio est une ville grandiose. Vive Rio de Janeiro, vive le Brésil!!!
Actuellement, nous remontons la côte de Rio jusqu’à Salvador de Bahia.