Colombie: terminus, tout le monde descend!!!

Du 30 octobre au 25 novembre 2016
Après un passage frontière un peu long côté Equateur, nous arrivons en Colombie, ce pays qui viendra clore une longue série de pays traversés. Nous passons notre première nuit sur le parking du sanctuaire de las Lajas, un site religieux au style néo-gothique situé dans une plaisante vallée.
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En ce début de mois, notre esprit commence sérieusement à se tourner vers la France et la planification du voyage retour. La question récurrente étant : que ferons-nous après?
Nous avons beaucoup parlé, pendant ces 13 mois de périple, de nos attentes, de nos souhaits professionnels et familiaux après le voyage. Est-ce que l’on vend notre maison? Si oui, où est-ce que l’on s’installe?
On aimerait développer telle ou telle activité. Est-ce possible ou illusoire? En avons-nous réellement l’envie et l’énergie? Ne serait-ce pas plus confortable d’être salarié à nouveau?
Nos questions n’ont pas trouvé de réponse concrète. Nous rentrons et nous verrons ce que l’avenir nous réserve. La vie est toujours une question d’opportunités, de chemin qui se présente à un moment donné. Laissons évoluer les choses!!!
En attendant, il nous reste un mois pour en profiter au maximum. Alors, c’est parti direction Mocoa, au sud-ouest du pays. Pour s’y rendre, il faut emprunter une piste bien périlleuse et escarpée à laquelle s’ajoutent plusieurs passages de rivières à traverser. Nous sommes ici au coeur de la Colombie telle que l’on se la représente. Des hectares et des hectares de jungle tropicale s’étendent à perte de vue.
Arrivés à Mocoa, nous stationnons près de la cascade “fin del mundo” où nous voulions nous rendre le lendemain. Des pluies diluviennes tombent malheureusement toute la nuit rendant le sentier impraticable. Nous prenons conscience que nous arrivons en pleine saison des pluies ce qui rendra notre découverte de la Colombie un peu compliquée à notre plus grand regret.
Au petit matin, il pleut toujours et les infiltrations sont nombreuses dans Big Mama. Le toit n’est pas étanche à certains endroits nous obligeant à étaler des serviettes un peu partout pour éponger les flaques. De mon côté, j’ai eu le droit à quelques gouttes qui me sont tombées sur la tête pendant la nuit.
Pour couronner le tout ce matin-là, la clef du capot se casse dans la serrure. Bien sûr, il s’agit également de la clef qui ouvre le réservoir d’essence. Ceci dit, comme souvent, il faut avouer que l’on a de la chance dans notre galère, puisqu’un serrurier de la ville réussira à récupérer la clef et à fabriquer un double dans la matinée. On quitte la ville sous la pluie, dès notre mésaventure réparée, pour se rendre à San Augustin.
Parcourir cette route aurait été dangereuse il y a quelques années à cause de la présence des FARC dans la région. Aujourd’hui, les FARC ont baissé les armes, l’accord de paix est signé et nous pouvons rouler sans crainte pour explorer l’ouest de la Colombie. L’armée et les forces de police sont extrêmement déployées tout au long de la voie. On prend la mesure de l’insécurité qui existait dans le pays auparavant.
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San Augustin est le site archéologique par excellence de la Colombie. Il abrite en effet de curieuses statues précolombiennes disposées majoritairement derrière des dolmens et des tombes funéraires.
On profite de quelques éclaircies pour visiter les sites et se promener dans la campagne. Au camping de San Augustin, un enseignant et son groupe d’élèves nous abordent pour converser en anglais. On se prête au jeu de cette sympathique classe d’anglais.
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“T’as de beaux yeux tu sais!!!”
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San Augustin est aussi le lieu de paysages magnifiques, comme d’ailleurs partout en Colombie.
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Nous prenons ensuite la direction du désert de la Tatacoa. On se dit qu’ici nous devrions être protégés de la pluie pendant quelques jours. Il fait une chaleur étouffante, mais chaque nuit, nous avons le droit à des pluies d’orages et à nos fidèles infiltrations!!!
Pendant la journée, on se balade dans le canyon de Cusco jusqu’à ce que la chaleur nous ramène bien vite, à l’ombre, à déguster un bon verre de jus de canne bien glacé.
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Le lendemain matin, un petit plongeon dans la piscine d’eau minérale assurera notre salut. Elle est implantée au coeur de la forêt sèche dans un magnifique décor.
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Lisa, le cachalot!!!
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On quitte cette région pour aller explorer Salento et la vallée de Cocora. Pour s’y rendre, nous empruntons une route de montagnes qui traverse le centre du pays d’est en ouest. Un vrai cauchemar. Cette route est la voie empruntée par les camions chargés de conteneurs qui relient Carthagène à Bogota. La route est sinueuse et il faut régulièrement s’arrêter dans les lacets pour laisser les poids lourds passés. Bien sûr, il  pleut toute la journée ce qui n’arrange rien. Nous arrivons de nuit complètement crevés (surtout le chauffeur) à Salento.
Le lendemain, nous partons pour une journée de randonnée dans cet endroit splendide composé de collines aux nuances de vert de toute beauté presque fluo parfois avec ces palmiers de cire sous lesquels pâturent les vaches.
Le sentier est énormément boueux, on zigzague comme on peut pour éviter de revenir couvert de boue. Sans bottes, la tâche s’avère impossible.
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Cette région est également la région de production du café. Sur les conseils d’un voyageur, nous nous rendons à la Hacienda Venezia, une belle exploitation ouverte également au tourisme. Nicolas reste avec les filles pendant que je réalise la visite du café pendant deux heures et demi. Nous avons le droit à une présentation complète, de l’histoire du café en passant par la production jusqu’à la torréfaction.
Le soir, on discute avec les autres voyageurs ou woofeurs. Il y règne un petit air d’auberge espagnole à l’ambiance très sympathique.
Le lendemain, au moment de partir, Nicolas est inquiet à l’idée de traverser la rivière. Le niveau de l’eau a augmenté deux jours plus tôt à cause de pluies d’orages importantes. Finalement, on se sera inquiété pour rien car Big Mama franchira le cours d’eau très facilement.
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Plantation de bananiers
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Plantation de caféiers
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Depuis quelques jours, nous surveillons nos mails quotidiennement. Nous apprenons que le départ du bateau du mois de décembre est repoussé au 17 décembre. Nous attendons donc le feu vert pour prendre celui de fin novembre. Une fois la décision validée par la compagnie, cap nord vers la ville de Carthagène des indes. Et quelle route!!! Les premiers 300 km sont compliqués. Nous devons faire face à une circulation importante de camions containers, de routes de montagnes avec son lot de lacets et de virages. Nous roulons toute la journée pendant trois jours. Nous n’avons pas le choix, nous avons rendez-vous dans trois jours à Carthagène pour organiser le shipping de Big Mama.
Au départ, parcourir 700 km en trois jours nous semblait raisonnable. C’était sans compter la circulation de poids lourds, les accidents, les trous dans la chaussée, les travaux. Il faut être extrêmement vigilant sur la route. Le troisième jour, nous arrivons dans la banlieue de Carthagène de nuit. Et là, c’est le drame. Exténué, Nicolas, en se garant, ne voit pas un cable d’acier qui soutient un poteau électrique. Le pare-brise est cassé. Big Mama pourra-t-il prendre tout de même le bateau prévu dans quelques jours? Ce soir là, le niveau d’énervement et de tension est au sommet dans le camion. On se couche pour oublier et envisager les solutions possibles seulement à notre réveil.
Le lendemain, nous sommes soulagés en apprenant que Big Mama pourra tout de même partir à condition de bien sécuriser la partie abîmée. On campe sur le parking de l’hôtel Bellavista où nous resterons pendant les six prochains jours.
Avec Big mama dans cet état, il est impossible de parcourir trop de kilomètres. Nous sommes à Carthagène, aux portes des Caraïbes. C’est un peu frustrant de s’arrêter là sans pouvoir aller explorer quelques endroits paradisiaques. Par ailleurs, il faut être réaliste et penser au retour et à notre réinstallation en France. Le temps des cigales est révolu…
En attendant le jour des fourmis, nous profitons de nos derniers instants au sein de la belle ville coloniale de Carthagène, à déambuler dans les rues et places colorées du centre ville, à se promener le long de la plage, à profiter de la sympathie du pays et des colombiens. J’aime l’ambiance de la ville et sa chaleur qui nous fera tant défaut dans les prochains mois. Nous aimons aussi beaucoup l’ambiance vintage de l’hôtel.
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Test approuvé du yogurtbar
Nous faisons également sécuriser le pare-brise. Dans cet hôtel et comme souvent en Colombie, tout le monde connaît toujours quelqu’un pour réparer ou dépanner à moindre coût.
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Avant/après
Nous préparons le camion le dernier jour. Les températures continuent de grimper pour atteindre les 40°, nous faisant perdre des litres d’eau au moindre mouvement.
Et voilà, toutes nos affaires sont rangées dans la chambre des filles, le cadenas est posé à la porte. Terminus, tout le monde descend!!! On regagne notre chambre d’hôtel avec tous nos souvenirs accumulés depuis 13 mois. Les filles sont contentes de rentrer en France. De notre côté, sous sommes à la fois heureux de retrouver notre famille et nos amis, et un peu plus sceptiques quant à la reprise d’une vie routinière…Affaire à suivre…
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Petit déjeuner à l’hôtel Bellavista avant de s’envoler vers la France
Conseils aux voyageurs:
-Pour les voyageurs appréciant l’ambiance roots et vintage : hôtel Bellavista à Carthagène des indes (Marbella, Carrera 1 #46-50) : camping un peu cher (50 000 pesos avec électricité), chambres et restaurant à bon prix
-Pour les baroudeurs cherchant un shipping Carthagène/Anvers ou Le Havre:  contacter Stéphane CF Bergius de la société allemande BKB globe. Il est pro et réactif : sbergius@bk-group.de
Ils ont un contact sur Carthagène qui vous assistera dans les démarches douanières : Luis Ernesto de la Rota : gerencia@enlacecaribe.com
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Colombie: terminus, tout le monde descend!!!

11 réflexions sur “Colombie: terminus, tout le monde descend!!!

  1. Hello,

    CA y est, vous rentrez ! Mais comment on va rêver le soir en rentrant du boulot ? On a hâte de vous voir ! Cool ! Vous venez quand à Paris ? Bisous à vous 5 ! ________________________________

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  2. Une fabuleuse épopée qui s’achève mais aussi la fin d’un chapitre…
    Hâte de vous retrouver dans de nouvelles aventures dont on fera sans doute parti dans les prochaines semaines, mois, années!!
    Bienvenue au pays les amis, notre porte est ouverte!

    Aimé par 1 personne

  3. Salut les 5 !
    On vous suit depuis un petit moment même si on n’a pas mis de commentaire depuis celui de Zarate où on vous demandait conseil.
    On vous félicite pour cette superbe aventure, et votre blog passionnant. On vous remercie pour vos précieux conseils aux voyageurs. Il nous reste 7 mois, on a un peu les mêmes interrogations quant à notre retour … Bonne continuation en France !

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