Pérou #5 : entre désert, mer et montagnes
 
Du 15 au 28 septembre 2016
Après Nasca, nous poursuivons notre traversée de la côte péruvienne complètement désertique. Aussi étrange que cela puisse paraître,  c’est au milieu de ce désert, que se trouvent également plusieurs zones de culture (grâce à l’irrigation) dont les vignes qui produisent le Pisco. Nous avions déjà goûté la précieuse boisson au Chili, mais il est, parait-il, meilleur au Pérou. Nous faisons donc un arrêt à la cave El Catador pour une présentation de la méthode traditionnelle suivie d’une dégustation. Comme nous l’avions fait au Chili à la cave Concha y Toro, les filles regardent un dessin animé pendant que l’on s’attarde au bar devant un pisco sour. Tout le monde est satisfait!!!

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Joël et Sofia, tous les deux guides à la cave, nous invitent à dîner chez eux. Après le repas, ils viennent visiter Big Mama. Sofia est surprise du niveau de confort que nous avons dans un tel espace. Notre mode de fonctionnement quotidien est finalement similaire. En effet, il n’y a pas l’eau courante dans leur ville. Un camion citerne passe chaque matin pendant deux heures.  Chacun apporte ses tanks et ses bidons à remplir. Ils sont habitués ainsi et personne ne semble rien avoir à redire (on se dit que certains français devraient passer des vacances ici, histoire d’arrêter de se plaindre pour tout et n’importe quoi…)
La nuit dans leur rue aura été sommaire. Il y a beaucoup de coqs au Pérou, et ils sont particulièrement nombreux et insomniaques dans le voisinage de Sofia et Joël. Leurs horloges internes sont dérèglées et on a subi le rock and roll des gallinacés pendant une bonne partie de la nuit.  J’en aurais bien guillotiné un ou deux cette nuit là. Pour clôre le tableau, il y a une voiture qui fait une marche arrière à 6 heures du matin avec en bonus, le must du tunning, la Lambada comme alarme de recul. On ne l’avait pas encore entendue, la version la plus courante étant une sorte de cuccaracha. Cultissime…
Après un petit déjeuner copieux, nous quittons Joël, Sofia et Emilio qui nous avaient ouvert la porte de leur maison si généreusement la veille.
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C’est avec les traits tirés que nous entrons dans la péninsule de Paracas. Je ne sais pas si c’est à cause de notre humeur, ou bien si c’est à cause des chantiers en construction à chaque point de vue, mais, elle ne nous laissera pas un souvenir impérissable.
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Nous quittons la côte masquée par un brouillard hivernal pour nous rendre dans la Cordillère blanche. Habituellement, les voyageurs y viennent pour visiter des lagunes en altitude ou faire du trekking. De notre côté, nous poserons Big Mama au camping Guadalupe à Caraz.
Nous nous sentirons si bien dans cet havre de paix que nous n’aurons envie de ne rien faire si ce n’est nous reposer et profiter des joies du wi-fi rapide. Nous sommes contents d’être au calme et à l’abri du regard des péruviens. Il faut dire qu’ils sont parfois pénibles et envahissants. J’avais lu sur plusieurs blogs que les enfants blonds aux yeux bleus faisaient l’objet d’une attention particulière avec des demandes fréquentes de photos. Je vous laisse imaginer quand vous avez un enfant répondant à cette description accompagné de deux enfants noirs. Ils sont dingues. Nous sommes montrés du doigt, photographiés et soumis à de nombreuses questions. A un moment donné, j’ai pensé à leur mettre des masques comme faisait Mickaël Jackson avec ses enfants (ce qui, par ailleurs, aurait été tout à fait crédible puisque Nicolas fait très bien le Moonwalk).
Bref, 4 nuits se passent sans que nous n’arrivions à décoller. Nous naviguons sur le web à outrance,  nous n’avons pas à vider la boîte à caca, nous prenons des douches tous les jours. Des vacances, en somme.  Heureusement, la corvée de lessive est là pour nous remettre dans le droit chemin.
Le dernier soir, nous avons la surprise de voir nos amis belges, Valérie et Thomas, rencontrés déjà à deux autres reprises, nous rejoindre ainsi que deux autres français, Coraline et William, qui eux, voyagent à moto. Une bonne soirée bière s’annonce.
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Ensuite, nous campons dans le canyon del Pato, réputé pour ses nombreux tunnels creusés dans la roche et sa route qui longe les parois abruptes des montagnes. Nicolas est presque déçu car les sensations sont moins impressionnantes du fait que la route est désormais asphaltée. Monsieur aurait préféré une bonne vieille piste!!!
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Ce détour rafraîchissant par les montagnes est terminé. Il est temps de retourner dans le désert, et plus précisément sur le site archéologique  de Chan Chan qui abrite la plus grande cité précolombienne en adobe (terre) d’Amérique du Sud.
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Après cette visite, nos pensées sont désormais tournées vers l’Equateur, pays qui fait l’unanimité auprès de la communité de voyageurs. Mais avant, il nous reste à accomplir les derniers centaines de km le long de la panaméricaine.
Dans notre imaginaire, lorsque l’on pense au désert, on se représente ce paysage comme la nuit où nous avons bivouaqué dans le désert, cachés de la route par une dune de sable.
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Malheureusement, la réalité au Pérou est aussi toute autre. Le long de la panaméricaine, ce sont des tonnes de déchets qui sont éparpillés sur le bas côté voire des décharges à ciel ouvert en plein désert. Le Pérou est, dans certaines provinces, un pays sale où la population jette quotidiennement ses détritus et ses gravas à même le sol. Je me souviens d’un dimanche où j’avais voulu me promener sur une plage. La balade avait été de courte durée. Des milliers de crabes déambulaient entre deux cadavres de lions de mer et des tas de déchets présents sur la plage (barquettes et autres déchets en plastique). Ils jouaient leur rôle de charognes. Le tableau était écoeurant, l’odeur encore plus. Avec la marée, une partie de ces déchets étaient emportés vers la mer. C’est pas le Pérou!!!
 
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Espérons que le gouvernement péruvien se donnera les moyens de mettre en place une politique active de gestion des déchets. C’est le souhait de Gonzalo, le propriétaire du camping où nous avons passé notre dernière nuit au Pérou. Nous sommes seuls à profiter des bienfaits de la piscine située au milieu d’un superbe parc arboré et décoré des oeuvres de Gonzalo fabriquées à partir de matériaux récupérés bien sûr!!!
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Conseils aux voyageurs:
– Bodega El Catador (Fundo 3 esquinas #104, Ica) : visite et dégustation gratuite (anglais et un peu français). Aucune pression d’achat.
Camping Guadalupe à Caraz (à l’entrée de la ville en arrivant du sud) : 15 soles/personne
– Camping Porta verde à Piura (secteur université S05.152507 W080.611195 ) : 10 soles/personne
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