Pérou #4: vol au-dessus des lignes de Nasca

Pérou #4: vol au-dessus des lignes de Nasca

Du 13 au 14 septembre 2016
Ce matin-là, nous sommes arrivés de bonne heure au petit aéroport de Nasca pour utiliser le wi-fi, et éventuellement, négocier les prix de vol. Les choses se sont bien déroulées et nous avons embarqué à bord d’un Cesna à 16h. Nous n’étions encore jamais montés dans un aussi petit appareil. Il n’y avait pas de vent ce jour là heureusement pour nous. En effet, les guides de voyage recommandent de ne pas trop manger avant car le vol dans un petit avion peut-être secouant s’il y a des turbulences. De même, l’avion se penche régulièrement à droite et à gauche pour que nous puissions bien admirer les lignes et les géoglyphes. Sensations fortes garanties!!!
Nous avons vécu une expérience inoubliable tant par le vol qui est spectaculaire que par les lignes et les géoglyphes tracés au milieu de la pampa. Un autre mystère d’Amérique du Sud…
Les lignes et les figures sont situées sur un plateau désertique. Elles ont été dessinées sur le sol ou gravées sur la roche entre l’an 300 et l’an 900 après JC par la “civilisation de Nasca” en utilisant des cordes, des piquets et l’avant-bras comme unité de mesure. Du ciel, nous apercevons ces tracés qui se chevauchent, ces formes géométriques et ces dessins qui atteignent parfois une centaine de mètres.
C’est toute une carte, qui se présente sous nos yeux, n’ayant pas encore révélé tous ses secrets. Maria Reiche, une mathématicienne allemande, a étudié ces figures pendant toute sa vie. Selon elle, il s’agissait d’un calendrier astronomique permettant d’enregister le mouvement des astres et de repérer les alignements du soleil et de la lune pour calculer les saisons.
Allez, on vous emmène avec nous!!!
La vidéo n’est pas d’excellente qualité à cause de la vitre de l’appareil. Néanmoins, elle donne un bon aperçu des sensations vécues pendant le vol. Il faudra se reporter sur les photos pour apprécier les géoglyphes à leur juste valeur. 
Près de Nasca, nous avons également visité le cimetière de Chauchilla qui comprend douze tombes avec plusieurs momies et squelettes. Nicolas y tenait beaucoup.
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Un dernier petit tour aux miradors et au musée Maria Reiche, puis, nous empruntons cette fameuse panaméricaine qui traverse le désert.

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Carte des lignes et géoglyphes établie par Maria Reiche

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Le bus de Maria Reiche
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Pérou #3: en route pour le Machu Picchu

Pérou #3: en route pour le Machu Picchu

Du 1er au 7 septembre 2016
 
La Vallée Sacrée des Incas
Nous n’avons pas chômé durant cette semaine. Avant de nous diriger vers le Machu Picchu, nous avons entamé la visite de la Vallée Sacrée des Incas. Le billet touristique, qui permet l’entrée sur 4 sites, est valable deux jours. A cela, nous avons ajouté la visite du site des Salinas autant dire que les levers ont été matinaux.
Nous commençons par le site de Pisac et ses magnifiques terrasses. Les incas avaient le don de choisir les plus beaux endroits pour y construire leurs cités.

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Puis, nous enchaînons avec le village de Chinchero. On monte, on descend et ainsi de suite…
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Les terrasses en amphithéâtre de Moray sont également splendides. On ne se lasse pas de les contempler.
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A seulement quelques kilomètres de Moray, se trouve une montagne bien atypique avec ses 4000 bassins permettant l’exploitation du sel. On regarde les ouvriers travailler du haut de notre point de vue. La blancheur de la montagne est éblouissante.
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Allez, on garde le rythme, il nous reste à découvrir la forteresse de Ollantaytambo. Une fois encore, la vue sur la vallée est splendide. C’est ici que Manco Capac, le chef Inca, remporta sa dernière bataille contres les espagnols avant de battre en retraite dans la jungle à l’issue d’une deuxième bataille. Que de sang coulé pour de l’or et des territoires!!!
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De retour à Big Mama, nous fêtons l’anniversaire de Lisa. 6 ans d’énergie diabolique, ça se fête!!!
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A la question: est-elle timbrée? La réponse est oui.

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Nous commençons notre périple vers le Machu Picchu. Il existe plusieurs moyens de s’y rendre dont le plus répandu est le train. Le hic est que le billet coûte 120€ par personne, la ligne la plus chère au monde. Pas fous ces péruviens. Business is business.
Nous choisissons donc une voie alternative plus longue, plus sportive, mais beaucoup plus sympathique. L’étape n°1 consiste à se rendre jusqu’au village de Santa Teresa avec Big Mama. La route traverse des paysages fascinants avec le passage d’un col à 4350m. Au sommet, le brouillard domine et la neige recouvre le sol. Nous passons ensuite du pic enneigé à la végétation tropicale quelques kilomètres plus loin dans la vallée. De Santa Maria à Santa Teresa, Big mama  a fait sa chevauchée fantastique pendant 25 km sur une piste défoncée mais praticable.
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Pause déjeuner pendant que Big Mama se repose
 
Arrivés à Santa Teresa, nous nous installons dans un camping où nous laisserons Big Mama pendant notre visite du Machu Picchu.
Le lendemain, nous entamons notre trek jusqu’à Aguas Calientes ou Machu Picchu pueblo. Cette fois, aucune mule ne portera nos affaires. Ce sont Nico et moi qui nous y collons. Les filles porteront chacune leur sac de couchage. En route!!! Déterminés et sûrement aussi parce que nous sommes des grands malades (dixit Cyriac), notre objectif est de parcourir 10 km pour arriver à l’usine Hydroelectrica puis 9.5 km le long de la voie ferrée jusqu’à Aguas Calientes. Nous sommes nombreux à privilégier ce chemin. Le garde nous indique que ce sont 400 personnes qui passent ici chaque jour. D’ailleurs, la balade est plutôt sympathique au coeur des bananiers et de la végétation tropicale. Nous contournons la montagne et le fleuve Urubamba. Chaque marcheur se presse le long de cette mythique voie ferrée.
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Nous avons choisi de camper au camping municipal qui accueille un repère de voyageurs en sacs à dos. Un endroit idéal pour écouter les récits de voyage de chacun.
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Charlotte qui nous raconte l’histoire de Roule galette
 
Le lendemain au lever, il pleut et le Machu Picchu est complètement caché par le brouillard. On part tranquillement à 8h pour les 1h de grimpette. Une fois de plus, nous avons choisi la marche plutôt que le bus pour des raisons budgétaires (45 US$ tout de même), mais également parce que nous avons envie de prendre notre temps. Le Machu Picchu est un site mythique qu’on a rêvé, imaginé. Au delà de la cité inca, c’est tout une chaîne de montagnes au coeur de la jungle tropicale qui est impressionnante et magnifique. Il est nécessaire de s’en imprégner, de digérer cet environnement. Personnellement, si nous étions arrivés par le train et le bus, puis visités le site en 3h et repartis, nous aurions été déçus parce que nous aurions consommé trop rapidement.
La montée des marches nous a semblé facile après Choquequirao excepté pour Clémentine qui n’était pas très motivée ce matin là. Nous resterons 5h sur le site à déambuler parmi les ruines et à les contempler. Que de mieux à faire dans cette cité grandiose…
Je garderai tout de même une préférence pour Choquequirao. En effet, Machu Picchu avec ces milliers de touristes sur l’IKEA trail (c’est le nom qu’on lui a donné car il n’y a qu’un seul sens de visite ce qui nous a énervé plus d’une fois), ce va et vient incessant des bus, je n’ai pas retrouvé ce côté mystique de la cité perdue qui m’avait tant plus à Choquequirao.
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Le soir, nous partageons un bon moment autour d’un feu avec d’autres campeurs français.
Pour le retour, nous serons un peu moins téméraires. Nous ferons à nouveau les 9.5 km qui mènent à Hydroelectrica, puis, nous prendrons un taxi pour retourner à Santa Teresa. Il fait chaud et nous avons hâte de nous prélasser au camping!!!
Avec tous ces petits sous sous qui ne sont pas allés au Machu Picsou, on s’est offert un petit plaisir depuis. Vous le découvrirez  dans le prochain épisode!!!

 
Conseils aux voyageurs:
-Camping municipal d’Aguas Calientes: 15 soles/tente
-Taxi Santa Teresa/Hydroelectrica: 5 soles/pers
-Entrée au Machu Picchu: 128 soles/pers (Gratuit pour les moins de 8 ans)
-Camping La Hacienda à Santa Teresa (10 soles/véhicule camping sans électricité, sans wi-fi et douches froides mais propre et bien tenu)
Pour rejoindre Santa Teresa, la route est asphaltée et neuve jusqu’à Santa Maria. Il faut ensuite parcourir 25 km de piste jusqu’à Santa Teresa (défoncée mais praticable, peut-être périlleuse en saison des pluies). On peut laisser son véhicule au camping La Hacienda (10 soles/jour) ou continuer jusqu’à Hydroelectrica. Il y a un parking près d’un restaurant où il est possible de le laisser (15 soles/jour).

Pérou #2: Le trek de Choquequirao: “Si ta volonté te dépasse, dépasse ta volonté”

Pérou #2: Le trek de Choquequirao: “Si ta volonté te dépasse, dépasse ta volonté”

Du 26 au 30 août 2016
 
Ce sont les “Happy six en Amérique”, une famille ch’tis rencontrée sur la Carretera austral au Chili qui nous avait parlé de ce trek. Leurs quatre enfants avaient parcouru les innombrables kilomètres pour découvrir la cité inca de Choquequirao. L’envie était née. Nous nous étions alors dit: “Por qué no?”
Pour les non-initiés, Choquequirao est “la soeur du Machu Picchu”. Ces ruines sont situées à 3 100m d’altitude, à flanc de montagne, au-dessus des gorges du fleuve Apurimac. Cette cité est beaucoup moins populaire que sa grande soeur. La raison: pour y monter, il n’existe qu’un seul moyen, la marche à pied pendant deux jours. Les moins téméraires seront calmés d’office!!!
En effet, depuis le village de Cachora, il convient de parcourir 31 km dont la descente d’un canyon et la remontée avec un dénivelé de 1500m. Une fois la visite réalisée le troisième jour, il faut mobiliser ses derniers efforts pour accomplir les 31 km en sens inverse. Un régal…
1er jour:
Nous commençons le trek le 26 août, jour de l’anniversaire de Nicolas. Nous nous levons aux aurores pour préparer notre matériel de camping et la nourriture pour les cinq prochains jours. Nous avons rendez-vous à 8h chez Celestino, qui tient une petite entreprise de muletiers. Il est, d’après ses dires, le pionnier du trek de Choquequirao. Nous faisons la connaissance de Vicente, le muletier qui nous accompagnera pendant ces 5 jours de randonnée. En effet, une mule portera tout notre équipement et deux chevaux seront la monture des filles.
Vicente, quant à lui, part avec un simple sac à dos qui semble bien vide. Nicolas est un peu en stress: “J’espère qu’il ne fallait pas lui prévoir une tente. Il ne va pas dormir avec nous?”.
Je demande à Vicente s’il a tout ce qui lui faut pour la nuit: “Oui, m’assure-t-il”. Etrange, nous verrons bien plus tard. Il est pieds nus dans ses sandales ce qui détonne avec nos chaussures de randonnée.
Une fois l’équipage prêt vers 9h, nous commençons à parcourir les 11 km qui nous séparent du mirador de Capuliyoc. Les filles sont enchantées de monter sur les chevaux.
 
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Vue sur les montagnes depuis Cachora
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Préparation des chevaux et de la mule
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Le grand départ
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Pause sur le mirador de Capuliyoc
 
Après une rapide pause déjeuner, nous entamons la descente du canyon jusqu’au fleuve Apurimac. Les filles doivent marcher car la descente est périlleuse à cheval. Il est vrai que le sentier est caillouteux et escarpé.
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A 4 h de l’après-midi et plus de 20 km de marche, nous arrivons enfin au fleuve. La fatigue s’installe. Nos jambes tremblent. Nous avons mal aux genoux à forcer sur nos appuis depuis plusieurs heures d’autant plus que nous avons retenu les filles pendant toute la descente pour éviter qu’elles ne glissent sur les cailloux.
Il y a un camping à cet emplacement et nous savons qu’il est de coutume de dormir ici le premier soir.
Malheureusement, Vicente nous annonce qu’il n’y a pas de nourriture pour les mules à cet endroit. Nous devons commencer l’ascension du canyon (50 virages!!!) jusqu’au camping de santa Rosa baja. Malgré la fatigue, nous n’avons pas de temps à perdre. Le soleil se couche dans deux heures soit le temps imparti pour réaliser la montée.
Les filles montent sur les chevaux. Je prends un cheval, Vicente l’autre et nous entamons l’infernale montée. Nicolas reste en arrière pour digérer l’annonce de Vicente et contrôler sa haine de l’instant…
Au bout de 2 km, je m’arrête quelques secondes, à chaque virage, pour reprendre mon souffle. J’ai des crampes. Qu’importe, je sais que le camping est à la cime de la première montagne. Il n’y a pas le choix, il faut avancer avant que la nuit tombe.
Puis, la délivrance arrive à la vue du camping. Nous sommes soulagés. On monte les tentes, on mange et on se couche.
J’ai dû mal à trouver le sommeil pendant cette première nuit. Le sol est dur et nos matelas ne sont pas très épais. Je suis aussi un peu inquiète pour le lendemain. Aurions-nous surévalué nos capacités physiques?
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Campement à Santa Rosa baja
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2ème jour:
Nous quittons le camping vers 7h. Les 41 virages de grimpette se succèdent. Cette fois-ci, le physique et le souffle sont bien meilleurs que la veille. Le rythme est bon. Nous arrivons au camping de Marampata en 2h.  Au programme, repos pour le reste de la journée.
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Nous plaisantons avec Nicolas car les campings où Vicente nous emmène sont rudimentaires.
Le matin, la gérante du camping de Santa Rosa m’avait annoncé que le camping de Marampata était idéal pour se reposer: “Il y a des espaces verts, des toilettes et une douche”. On se dit: “Chouette, une douche au bout de deux jours de marche nous fera le plus grand bien”. La déception est grande lorsque nous arrivons. La pomme de douche est installée dans des anciennes toilettes turques. Inédit comme système, si tu tires la chasse, tu peux te laver les pieds. Il faudrait peut-être déposer un brevet!!!
Quoiqu’il en soit, la robinetterie est défectueuse. Bref, nous nous contenterons du tuyau d’eau extérieur. Se brosser les dents et se laver les pieds au milieu des poules est une expérience inédite.
Après dîner, je demande à Vicente où il dormira car nous ne l’avons pas vu monter sa tente la veille. Cette question continue de nous tarauder.
Tel Lucky Lucke, il dort à même le sol de la salle commune (grange). Les couvertures et l’attelage des mules constituent son lit. C’est le cas de la plupart des muletiers qui sillonnent ces montagnes.
Quelle vie! Dans ces villages ou hameaux reculés au fond des montagnes,  les habitations sont sommaires. Le sol est en terre battue et le feu est allumé dès le matin pour préparer le petit déjeuner. Les cochons d’inde vivent dans les maisons. Les muletiers se lèvent à des heures incroyables et se relayent sur ces sentiers abruptes pour approvisionner la population. La vie est rude. C’est une vie de cowboy, de liberté totale sans le rêve américain. Respect…
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3ème jour:
Vicente reste au camping à s’occuper des chevaux. Quant à nous, ce sont encore deux heures de marche dans des montagnes russes qui nous attendent pour enfin arriver à la cité de Choquequirao. Les filles sont motivées car nous leur avons dit que la ville contenait un trésor caché. A peine arrivées, elles déambulent dans les ruines à la recherche du fameux trésor.  En effet, trois médaillons du soleil y sont présents. Ils n’ont jamais été découverts…
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Départ matinal pour Choquequirao
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Vue depuis notre campement à Marampata
 
Nous avons la journée pour découvrir la ville. Heureusement, car le site est grand. Une nouvelle fois, c’est grimpette and co qui nous attend, notamment, pour contempler les terrasses lamas. Ces terrasses construites à flanc de montagne sont incroyables. La vue sur le fleuve est spectaculaire. On peut dire que les incas avaient une maîtrise de la montagne, des cuisses en béton, et en aucun cas le vertige.
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Plus tard, nous prenons notre temps, assis sur la place principale à apprécier ce lieu, à absorber sa spiritualité. De toute la journée, nous avons seulement croisé 6 personnes. C’est notre récompense. Choquequirao, ça se mérite!!!
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4ème jour:
Le lever à 5h du matin pique. La nuit a été froide, trop froide pour que je trouve le sommeil. Nicolas démonte les tentes pendant que nous prenons le petit déjeuner dans la grange. Une longue journée de marche nous attend. A 6h, nous commençons le chemin en sens inverse.
A 10h, nous arrivons près du fleuve. Le soleil chauffe. Nous traversons le pont pour commencer l’ascension. Elle fait peur cette ascension. De l’autre côté du canyon, nous avons observé pendant toute la matinée le sentier en lacets.
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Un tronçon du sentier
Les filles montent sur les chevaux et c’est parti. Je tiens le cheval de Charlotte. Le chemin est escarpé et rocheux. A plusieurs reprises, j’ai des sueurs froides. Pourquoi faut-il que les chevaux et les mules choisissent toujours le chemin le plus près du précipice? Je dois tenir le rythme pour rester devant mon cheval. Nicolas a préféré garder sa place en arrière.
Je tiens le coup. La difficulté du premier jour est dépassée. Nous arrivons au campement dans l’après-midi bien en avance. Nous sommes fiers de nous.
Cette fois-ci, la douche au fond du jardin est correcte. Froide certes, mais salvatrice après 4 jours de randonnée. Un cochon gratte le sol à côté de moi pendant que je prends ma douche. Rien d’anormal jusque là.
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Pause au dernier campement
 
5ème jour:
Lever à 5h. Ces réveils matinaux sont difficiles. Toutefois, chaque lever de soleil est une récompense. Par ailleurs, la motivation est là car nous savons que nous devons remonter au mirador de Capuliyoc avant que la chaleur ne s’installe. Vicente ne déjeune pas ce matin. Il m’annonce qu’il n’a pas dormi de la nuit à cause d’une rage de dent. Je lui donne un doliprane. Dans mes pensées, je me dis que ce serait bien qu’il se brosse les dents de temps en temps tout de même.
Le doliprane doit lui faire du bien car il avance comme un lapin aujourd’hui. Nous traînons derrière. Arrivés au mirador, c’est la délivrance. Les 11 km restants pour arriver à Cachora nous semblent une broutille par rapport à ce que l’on vient d’accomplir.
Nous en avons bavé à certains moments. Toutefois, ce trek restera un souvenir inoubliable. Choquequirao est une cité mystique réellement perdue au milieu des montagnes.
Les filles ont  assuré car elles ont descendu les pentes à pied et n’ont pas eu peur à cheval. Elles ont adoré dormir dans les tentes et ont gardé leur bonne humeur même lorsqu’il fallait se lever à 5h. Lisa n’ayant ni le physique ni le mental d’un sportif a traîné, a râlé mais a fini par avancer n’ayant pas vraiment le choix de toute façon.
Vicente se sera très bien occupé de nous. Sans lui, l’épreuve aurait été impossible.
Bilan sportif:
Environ 65 km réalisés et deux fois 1500 m de dénivelé.
Bilan humain:
Nicolas: mal de dos
Vicente: mal de dent et orteil blessé
Moi: ampoule géante et multiples piqûres de moustiques

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Le moral des troupes est toujours présent pour fêter l’anniversaire de Clémentine.

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Conseils aux voyageurs:
Cachora est à environ 4h de route de Cusco vers l’Ouest. Il est possible de laisser son véhicule en toute sécurité sur la place du village devant le commissariat. Une autre option consiste à aller en véhicule jusqu’au mirador de Capuliyoc. En échange de quelques soles, vous pouvez le laisser devant le petit magasin. Un gain de 22 km aller-retour!!!
Au village, il y a de nombreux muletiers qui vous proposeront leurs services. A vous de voir. Vous pouvez également louer du matériel de camping et réaliser vos derniers achats de nourriture. Dans chaque camping, on pourra vous préparer des repas et des boissons. Les prix sont bien sûrs plus élevés qu’aileurs eu égard à l’éloignement.
Le trek est bien balisé. Il est possible de le réaliser avec ou sans muletier. Il continue ensuite jusqu’au Machu Picchu (7 jours au total).
Coût:
-entrée de Choquequirao: 55 soles/pers. Ils ont voulu faire payer les enfants mais nous avons négocié la gratuité.
(gratuité au Machu Picchu jusqu’à 8 ans)
-muletier et 3 chevaux pendant 5 jours: 600 soles (prix négocié)
-camping: 5 soles/tente soit 40 pour l’ensemble du trek
Soit 202€

Pérou #1: Nos premiers pas de Puno à Cusco

Pérou #1: Nos premiers pas de Puno à Cusco

Du 16 au 24 août 2016
Puno, la ville la plus antipathique d’Amérique du Sud
Après un passage rapide à la frontière, c’est au tour du Pérou de s’ouvrir à nous. Nous prenons la direction de Puno, la ville la plus proche. En effet, comme à chaque arrivée dans un nouveau pays, il nous faut nous procurer la monnaie nationale. Nous devons également souscrire une nouvelle assurance pour Big Mama.
La ville de Puno n’est pas attrayante. Elle a pour seul intérêt d’être au bord du lac Titicaca. C’est d’ici que partent tous les tours sur les différentes îles du lac. Nous garderons un mauvais souvenir de cette ville bondée de touristes en plein mois d’août, où chaque péruvien essaie d’obtenir sa part du gâteau en grappillant quelques billets aux gringos.
De notre côté, nous ferons l’objet d’une demande de contribution financière d’un pseudo chef de village originaire en contrepartie du bivouac. Le lieu ressemblait davantage à un affreux village en périphérie de Puno. De même, la police de la ville nous demandera une contribution pour manger en échange de nous avoir escortés sur le parking sécurisé de la ville. Dans les deux cas, comme dirait un de nos copains: “négatif”. Etrangers, oui. Pigeons, non.
Une grande envie de quitter la ville au plus vite nous parcourt alors. Néanmoins, j’ai promis aux filles d’aller visiter les îles Uros construites uniquement en roseaux. Je pars donc avec Clémentine et Charlotte pour la matinée tandis que Lisa et Nicolas restent au camion. Un intermédiaire essaiera de m’extorquer une contribution lors de l’achat du ticket pour le bâteau. Décidément, la moutarde me monte au nez.
Les filles sont comblées par cette visite. Quant à moi, je la qualifierais de “Disneyland sur les îles Uros” tant la visite est une mascarade dont le seul objectif est de nous vendre de l’artisanat hors de prix. La communauté vivant sur ces îles se décrédibilise totalement dans sa façon de gérer le tourisme et dans son manque d’authenticité. Heureusement, les îles en roseaux sont jolies et la lumière sur le lac est toujours aussi sublime. Une drôle de sensation de douceur nous parcourt lorsque nous nous déplaçons sur ce sol de “totora”.
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Puno
Après une rapide visite aux ruines de Sillustani, nous faisons une dernière halte salutaire sur les berges du lac Titicaca dans la péninsule de Capachica.
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Vue depuis les ruines de Sillustani
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Plage de la péninsule de Capachica
Le canyon de Tinajani
Il y a des endroits incontournables, inscrits sur notre parcours depuis longtemps. Puis, il y a les autres, que nous découvrons au détour d’un chemin. Ce fut le cas du canyon de Tinajani où nous avons passé deux agréables journées à nous balader et à admirer la vue spectaculaire.
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Bivouac au canyon de Tinajani
Le temple de Wiracocha à Raqchi
Nous arrivons au Pérou avec la ferme intention de percer tous les mystères de la civilisation des Incas. Nous commençons par la découverte du temple de Wiracocha à Raqchi, de très bonne heure pour être seuls sur le site.
La veille au soir, nous avons dévoré les fromages achetés plus tôt dans une fromagerie. Nous commencions à être furieusement en manque à tel point que notre pensée favorite au cours de la journée était de rêver d’une bonne raclette. C’est toujours le cas, mais l’envie est  devenue un peu moins oppressante!!!
 
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Le temple de Wiracocha (Dieu du soleil)
Cusco, le nombril du monde
Nous y voici, Cusco, ancienne capitale de l’empire Inca. Nous élisons domicile au camping de la ville où nous retrouvons nombre de voyageurs européens motorisés comme nous. Un vrai salon du véhicule d’aventures est installé à nos côtés.
Le lendemain, nous déambulons dans la ville entre ruines Incas et monuments à la gloire des conquistadores.
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La plaza de Armas, the place to be
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Vue depuis les jardins du monastère de Santo Domingo
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Tetris chez les incas
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Plaza San Blas
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Vue générale de Cusco
Nous profitons également de la ville pour effectuer un énorme ravitaillement au supermarché et réaliser nos derniers achats de camping. Prochain objectif: le trek de Choquequirao!!!