Brésil #3: de Cabo Frio à l’Etat de Bahia: des bivouacs au bord de l’eau

Brésil #3: de Cabo Frio à l’Etat de Bahia: des bivouacs au bord de l’eau

Du 11 au 28 juin 2016
 
Cabo Frio
Lors de la dernière newsletter, je vous annonçais que nous avions entrepris des courtes séances de sport quotidiennes. Nous gardons le rythme jusqu’à présent. Il faut dire que le cadre s’y prête bien comme cette plage de Cabo Frio, une station balnéaire à 150 kms de Rio, aux eaux turquoises et au sable blanc. Nous profitons de la plage en savourant ces instants d’ensoleillement.
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Avant
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Après
 
Le lac de Guanandy
Nous quittons la mer pour camper plusieurs jours au lac de Guanandy que nous avons découvert par hasard. L’endroit est désert mis à part les deux sauveteurs qui trouvent le temps long faute de baigneurs. Comme à chaque fois que l’on dispose d’une source d’eau douce, nous en profitons pour faire la lessive. Il faut dire qu’il y a du travail!!! Nico fait des allers- retours jusqu’au lac pour aller chercher de l’eau pendant que je frotte et refrotte le linge. Entre deux tournées, nous faisons quelques plongeons dans l’eau. L’eau est claire et calme ce que nous apprécions. En effet, l’océan est et restera agité jusqu’en dans le Nordeste et je n’ai pas le courage de Nico pour affronter les vagues surtout depuis que l’une d’entre elles m’a fait faire un rouler-bouler.
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Après trois jours de lessive intense, nous retrouvons le plaisir du linge propre et des draps frais!!!
 
Le parc estadual d’Itaunas
C’est une piste de terre qui nous mènera au village d’Itaunas, au pied du parc naturel du même nom. Le parc comprend plusieurs sentiers qui traversent la forêt tropicale et les dunes de sable. Les dunes sont recouvertes de mangrove, de cocotiers et de cactus. La plage déserte s’étend sur des dizaines et des dizaines de kilomètres. L’endroit est splendide et nous sommes contents de randonner de nouveau. Les filles se plaisent à dévaler les dunes. Le résultat est moins sympathique pour les parents quand il faut enlever le sable qui a la fâcheuse tendance à se glisser dans les moindres recoins. Lisa, fidèle à sa réputation de Mimi Cracra, en a sur tout le corps. Elle se frotte les yeux en disant: “j’ai mal aux oreilles” ce qui provoquera, à son insu, les rires de toute la famille.
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La plage de Lagoa Grande à Prado
Sur les conseils d’un brésilien, nous nous rendons ensuite à Prado où nous élisons domicile sur la plage de Lagoa Grande pour quelques jours. Une fois encore, le site est paradisiaque. La plage est à l’écart de la ville et est préservée de toute urbanisation. Nous profitons de ce calme pour sortir les vélos.
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Lost at Praia Lençois
A Praia Lençois sur la côte du cacao, nous sommes garés sous les cocotiers. Le rêve!!!
La plage, qui s’étend à l’infini, est seulement fréquentée par quelques locaux. Un pêcheur nous ouvre une noix de coco à la mâchette et nous pouvons déguster son eau bien fraîche.
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“Ne fais pas la tête Wilson, j’avais soif.”
 
Depuis plusieurs jours, nous contrôlons notre consommation de gaz. En effet, lorsque l’on voyage dans plusieurs pays d’Amérique du Sud, l’achat de bouteilles de gaz devient vite un casse-tête car chaque pays a son propre système de distribution avec consigne et son propre système de raccordement. Nous avons déjà trois bouteilles différentes : européenne, chilienne et argentine. Nous ne souhaitons racheter ni l’adaptateur ni la consigne brésilienne pour le peu de temps qu’il nous reste ici. En attendant, nous fonctionnons avec un réchaud d’appoint à capsules. Les douches et la vaisselle se font désormais à l’eau froide.
Nous cuisinons donc au feu de bois dès que l’occasion se présente depuis deux jours. Quel plaisir d’allumer son feu de bois le matin pour chauffer son eau. Dans ces moments, le temps est suspendu et nous sommes en harmonie avec la nature.
Vous y avez vraiment cru ?
Il est vrai qu’un matin, Nico a réellement chauffer l’eau pour le café au feu de bois. Toutefois, nos ardeurs ont été vite anéanties, lorsque dès le lendemain de notre arrivée à Praia Lençois, le vent s’est levé. Nous avons tout de même voulu cuisiné au feu de bois par fierté. On s’est dit que les argentins faisaient des barbecues partout malgré le vent bien présent en Patagonie. Nous avons oublié un détail. Nous sommes français. D’une part, nous n’avons pas l’asado dans le sang. D’autre part, nous sommes par nature pressés. Nous nous sommes acharnés pendant deux voire trois heures pour allumer puis maintenir le feu afin de cuire des pommes de terre et de la viande. L’idée de mettre la table sur le sable semblait idyllique. Il a fallu très vite protéger les aliments du sable qui volait.
A la fin de l’après-midi, on s’est dit que le réchaud à gaz était quand même une invention très pratique et qu’il fallait qu’on arrête de transformer notre voyage en stage de survie!!!

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Et pour finir, allez les bleus!!!

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Brésil #2: de Foz do Iguaçu à Rio de Janeiro: l’art du farniente sous la pluie “breizhilienne”

Brésil #2: de Foz do Iguaçu à Rio de Janeiro: l’art du farniente sous la pluie “breizhilienne”

Il nous a fallu quatre jours pour parcourir la distance d’environ 900 kms qui sépare les chutes d’Iguaçu de la côte atlantique. Plusieurs obstacles nous ont rendu le voyage pénible: un détour de 150 kms pour contourner un barrage routier lié à une manifestation, des pluies diluviennes chaque jour accompagnées de brouillard épais, la nuit qui tombe peu après 17h.
Nous pensions trouver le soleil au Brésil. C’est la pluie qui nous a trouvé depuis la frontière bolivienne et qui nous a collé aux baskets. Avec ces déluges quotidiens ou nocturnes, les fuites sont apparues ici ou là et le panneau solaire a eu des difficultés pour produire suffisamment de puissance. Notre moral était en berne et le manque de confort nous a pesé. La vie de routard est plus sympathique au soleil.
Heureusement,  la douceur de vivre sur les plages brésiliennes nous apportera rapidement le réconfort dont nous avions besoin. Dès notre deuxième jour au Brésil ou au “Brasiou” comme on prononce ici, nous achetons notre paire de tongs Havaïanas que tout brésilien qui se respecte chausse quelque soit la météo. Un brésilien sans sa paire de tongs, c’est comme un breton sans son ciré, un argentin sans son maillot de foot, un fan de Johnny sans son tee-shirt à tête de loup!!! L’accessoire révèle tout un art de vivre. Et quel art de vivre….Nous sommes en hiver, la côte est peu fréquentée et nous pouvons donc aisément bivouaquer le long des plages. On s’endort au bruit des vagues, on profite d’une météo clémente pendant quelques heures pour farnienter, se baigner, profiter d’être à nouveau dehors dans un cadre luxuriant.
La côté brésilienne est magnifique. Chaque plage est lovée au coeur de collines recouvertes de la forêt tropicale. A l’abri des cocotiers, on admire les îlots disséminés au bord de la côte, plus de 300 au total le long de la Costa Verde.
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Promenade au coucher de soleil sur la plage de Guaraù
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De quoi nous redonner la ……!!! (veto de Nico pour ma vanne pourrie)
 
Nous trouvons un coin de paradis à la plage Vermelha près d’Ubatuba, une bel endroit sauvage fréquenté par les surfeurs. Après plusieurs jours à les admirer partir à l’assaut des vagues, l’envie titille Nicolas d’essayer. Il prendra un cours avec Edgar, un habitué et talentueux surfeur. Nous sommes là pour l’encourager, mais également, pour rigoler à chaque chute. Ce n’est pas évident de se dresser et tenir sur la planche.
Nous étions bien sur cette plage, tellement bien que Big mama avait décidé d’y élire domicile. En effet, l’accès au parking était difficile. Avec les deux nuits de pluies, nous nous sommes retrouvés ensablés dans cette substance de sable lourd couplé à de la terre bien humide. C’est un gros camion qui nous a tiré de là avec bien des difficultés. Avec tous ces essais infructueux, nous nous étions encore plus enfoncés. Les deux roues arrière étaient à moitié englouties et le chassis complètement posé sur le sol.
Même lorsqu’on farniente, l’aventure n’est jamais très loin.
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Vicente et son camion à la rescousse
Après toutes ces émotions, nous partons découvrir la charmante ville coloniale de Parati avec ses façades colorées, son canal, sa magnifique baie et son chapelet d’îles. Nous nous arrêtons à une paillotte pour déguster un verre au son de la musique brésilienne. Cependant, comme tous les jours, le temps est changeant et la pluie breizhilienne n’est jamais très loin. Nous y sommes habitués dorénavant.
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A Parati
Nous remontons tranquillement la Costa Verde. A Mambucaba, le patron du bar de plage vient nous proposer eau, électricité et wi-fi.
Petit à petit, notre compréhension du portugais s’améliore même si nous n’en sommes encore qu’aux balbutiements. Nous n’avons pas pu placer notre phrase “Puis-je boire un verre de vin SVP?” car au Brésil, on ne boit pas du vin mais de la bière ou de la Cachaça. Attention, à boire avec modération car la boisson est traîtresse. Nous en avons fait l’expérience un soir à Guaraù où ma jumelle maléfique est allée se coucher clopin clopan un peu plus tôt que prévu. Quant à Nicolas, il a profité de mon manque de discernement pour aller terminer la soirée sans se faire réprimander avec les gars du coin dans le bar d’une association locale situé à côté de notre bivouac. Le lendemain, je lui demande : “ En quelle langue vous avez communiqué?”.
Il me répond: “en portugais”.
Et tu as réussi à parler?”
“Oui, hier soir, j’étais bilingue.”
La cachaça ouvre des horizons pour certains et en ferme pour d’autres…
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Sur la plage de Mambucaba
Sur la plage de la baie d’Angra dos reis, nous avons pris la décision d’appliquer la coutume locale et de pratiquer un peu de sport chaque jour. Au “Brasiou”, la plage est avant tout un terrain de sport quelque soit l’âge: marche tonique, surf, musculation….les corps s’en ressentent. Nous n’avons jamais vu autant de belles fesses musclées et de corps aussi bien sculptés. Rien de tel pour se motiver!!!
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Bivouac à Angra dos reis
Le matin du départ pour Rio de Janeiro, je suis tout excitée. Rio…qui n’en a pas rêvé!!! D’un autre côté, on s’interroge aussi sur la sécurité dans la ville. Rio est-elle fidèle à sa réputation de ville dangereuse?
Lorsque nous arrivons à Rio, ce sont des trombes d’eaux qui s’abattent sur la ville. Il nous faudra patienter deux jours avant de pouvoir profiter pleinement des plaisirs qu’offre la ville. En attendant, on se promène dans le centre-ville, on découvre le quartier de Santa Teresa via “le Bonde”, le tramway historique de la ville.
Nous bivouaquons dans un endroit fantastique pour une grande ville, au pied du Pain de Sucre à la plage Vermelha, dans une zone militarisée. Big Mama n’a jamais été sous aussi bonne surveillance depuis sept mois.
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Bivouac à la plage Vermelha au pied du Pain de Sucre
Une fois le soleil revenu sur la ville, nous partons admirer la vue depuis la statue du Christ Rédempteur. Nico est ému d’être ici, Charlotte a peur de cette statue de 30 mètres de haut. La vue sur la baie est époustouflante. Nous sommes conquis, Rio tient toutes ses promesses.
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Dessin du “Bonde”, le vieux tramway qui mène au quartier de Santa Teresa
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Vue sur et depuis le Corcovado
L’après-midi, direction la plage mythique de Copacabana pour une petite promenade.
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Sur la plage, les sculptures de sable sont dédiées aux prochains JO. D’ailleurs, plusieurs infrastructures olympiques sont en cours d’installation. Quelle chance auront les spectateurs d’assister aux JO à cet endroit!
Le lendemain, nous partons à l’assaut du Pain de Sucre. Sur le chemin du Morro da Urca, on retrouve les petits singes chapardeurs déjà aperçus  à Parati.
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Rio nous a comblé. Rio est une ville grandiose. Vive Rio de Janeiro, vive le Brésil!!!
Actuellement, nous remontons la côte de Rio jusqu’à Salvador de Bahia.

Brésil #1/ Argentine #9: les chutes d’Iguaçu

Brésil #1/ Argentine #9: les chutes d’Iguaçu

Nous voilà arrivés au Brésil. Le passage de frontière s’effectue facilement comme d’habitude. Le douanier nous prépare même un petit lexique. Pour l’instant, notre portugais se cantonne à bonjour, merci et puis-je boire un verre de vin, SVP (phrase apprise par Miguel à Nico il y a quelques années au Portugal). Je ne sais pas si on pourra la placer!!! Le langage des gestes fera le reste.
Nous entrons par le Pantanal, la plus grande région marécageuse au monde, que nous viendrons découvrir à notre retour. A l’heure actuelle, le niveau d’eau est trop haut pour découvrir les caïmans et autres bestioles tropicales qui grouillent ici (ça laisse rêveur…)
Cap au Sud, direction les chutes d’Iguaçu situées à la frontière avec l’Argentine à environ 1000 kms.
Après plusieurs jours de route et de nuit dans les stations-service aux côtés des routiers (bientôt notre 2ème famille!!!), nous arrivons à Foz do Iguaçu. Nous dormons dans un camping semi-abandonné aux pieds des chutes. Nous étions les seuls clients sans doute parce qu’il  doit avoir les pires toilettes du monde. On s’abstiendra donc d’utiliser les sanitaires pendant notre séjour. En revanche, le parc est très agréable, le prix de la nuit est imbattable et le petit restaurant attenant est correct et n’est pas laissé à l’abandon heureusement.
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Au camping
 
Le lendemain de notre arrivée, nous visitons les chutes côté brésilien. La visite est assez rapide mais permet d’avoir une vue d’ensemble sur les 270 chutes que contient le site de 2.7 km. C’est devant cet arc de cercle que nous prenons conscience de la grandeur du site.
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Le mirador de la gorge du Diable nous en met plein la vue. Le nuage de bruine est intense et la douche garantie.
 
Le lendemain, nous attaquons les chutes côté Argentine. C’est sans conteste de ce côté que le spectacle des chutes est le plus appréciable. Tout un lot de passerelles et de sentiers permettent de s’en approcher au maximum et d’admirer le débit impressionnant de l’eau. Les arc en ciel sont au rendez-vous et subliment le site.
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Nous faisons la connaissance des coatis qui déambulent dans le parc à la recherche de nourriture à chaparder aux touristes distraits.
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Le site argentin est de toute beauté. A la fin de la journée, nous sommes claqués d’avoir marché autant sans quasiment faire de pause. Notre seule déception sera de n’avoir aperçu ni singe ni toucan au milieu de la forêt tropicale.
 
Actuellement, nous sommes sur une plage de Mancubata, un petit coin de paradis à 200 kms au sud de Rio de Janeiro.