Le retour par les Balkans

Le retour par les Balkans

La Macédoine, ça vous gagne

Nous sommes très contents de repasser par la Macédoine. Nous retrouvons cette belle campagne qui nous avait tant plu, la simplicité et la gentillesse des macédoniens. Nous découvrons, en prime cette fois-ci, leur extrême générosité. Dans une même journée, on nous a offert trois « cadeaux » :

-au bureau de tabac, la commerçante nous offre à chacun une barre chocolatée (ça change de certains buralistes français !!!)

-lors de notre baignade dans la rivière, une petite fille offre aux filles un paquet de chips et un paquet de bonbons

-le soir, à notre bivouac, un couple d’agriculteurs nous donne tomates et aubergines.

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La Serbie : « Rakia connecting people »

Nous étions un peu sceptiques avant d’arriver en Serbie. Dans notre tête d’occidental, la Serbie représente la guerre en Yougoslavie, Slobodan Milosevic et la guerre au Kosovo. Nous arrivons du Sud et progressons vers le Sud-Ouest en longeant plus ou moins la frontière avec le Kosovo. Les paysages que nous traversons nous plaisent tout de suite. En plein milieu rural, les villages sont jolis, les jardins bien garnis de légumes, des parcelles de maïs, des arbres croulant sous les prunes, les poires et les pommes. C’est aussi la région des framboises. La nature est généreuse et les serbes savent la domestiquer. Nous nous arrêtons dans le village de Lepenac dans un square qui réunit l’école, une aire de jeux et des terrains de sport. Il se trouve que c’est le rendez-vous de quelques familles à partir de 17-18h. Parmi les mères présentes ce soir-là, Veisna parle un peu français. Elle est notre porte d’entrée du village. Comme en Macédoine, on nous offre des paquets de gâteaux apéros (les serbes grignotent à cette heure beaucoup de gâteaux apéros et de bonbons). Ce n’est pas top mais on abandonnera nos principes pour les filles pendant quelques jours. Nous découvrons ce soir-là, la Rakia et son slogan « Rakia connecting people ». Marina nous explique que la Rakia est l’alcool serbe par excellence. Il se déguste en toute occasion et rassemble les gens d’où son slogan. La Rakia est une eau de vie de prune qui se fabrique presque dans chaque famille. C’est le même principe que la « goutte » ou la « gnôle » (en moins fort) que l’on dégustait avec le café ou après le repas dans les campagnes françaises. La tradition est oubliée en France mais elle perdure en Serbie. Nicolas étant un amateur de goutte, le courant devrait passer. Il sortira d’ailleurs sa bouteille de goutte offerte par notre voisin (dédicace pour David). Dommage que nous ne soyons pas partis avec une bouteille pertraise !!! Bref, on papote et nous voilà invités à une fête de village qui se déroulera le 15 août. OK, on reste.

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Le lendemain, nous partons faire une randonnée dans le parc national de Kopaonica situé à une trentaine de kms. La forêt nous fait du bien comme toujours. C’est notre côté ours qui ressort.

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Le soir, nous repartons pour Lepenac. Dans le village, tous savent qu’une drôle de famille française est arrivée dans un drôle de carrosse. En plus des autres rencontres, nous faisons la connaissance de Srdjan : un garçon de 27 ans d’une extrême gentillesse. Nous resterons, jusqu’à très tard dans la nuit, avec son frère Sacha et deux autres garçons, à parler de la situation en Serbie, de la vie difficile sans misérabilisme. En Serbie, le salaire moyen est de 300€. La corruption rend impossible l’accès à un emploi d’enseignant pour Srdjan. Les hôpitaux ne sont pas de bonne qualité. L’aide de l’Etat est nulle pour les familles ou en cas de chômage. Les retraites sont désuètes. On comprend pourquoi les jardins sont si bien remplis. Les jeunes filles désertent le village pour aller en ville et espérer un avenir plus radieux. Srdjan souhaite rester dans son village qu’il aime plus que tout. Il attend d’avoir assez d’argent pour se marier avec sa petite amie qui habite pour l’instant chez ses parents au Kosovo. Malgré tout, il nous demande tout le temps si nous avons besoin de quelque chose. En Serbie, les « cadeaux » pleuvent. Pendant la nuit, on discute, on boit de la Rakia, on danse, on espère un monde meilleur. A 8h, le réveil est difficile. Nous avons rendez-vous avec Srdjan pour assister à la fête. Nous partons à 10h pour nous rendre au monastère. Au départ, quand Vesnia avait mentionné la fête, nous avions compris qu’il s’agissait d’une fête de village genre kermesse, buvette et barbecues avec éventuellement une messe le matin pour qui le souhaite. Il s’agit finalement d’une fête orthodoxe où la population se rend au monastère pour prier. Certains repartent aussitôt la prière dite, d’autres restent un plus long moment. A part des objets religieux et quelques babioles pour les enfants, point de stands galettes-saucisses à l’horizon. Avec notre famille atypique, nous sommes au centre des regards et des questionnements. Aucune méchanceté, seulement de la curiosité, de l’amusement et des marques d’affection à l’égard des filles. Nous ne nous sentons pas à l’aise car toute cette attention est trop étouffante pour nous à ce moment-là pour des raisons qui seront détaillées après. L’ami de Srdjan est prêtre. Il nous invite à manger. Nous arrivons dans une salle à manger où déjà une quarantaine de personnes sont attablées dont trois ou quatre autres

prêtres. Les prêtres orthodoxes portent une robe noire et une grande barbe pour certains. Le bénédicité est prononcé puis nous mangeons. Le repas est délicieux. Toutefois, nous ne sommes pas à notre place ici. Les filles croient que les prêtres sont des sorciers. Clémentine demande même à l’ami de Srdjan s’il sait voler. Heureusement qu’il ne comprend pas le français. Après une sieste réparatrice, nous repartons en fin d’après-midi du village avec une bouteille de Rakia et un sac plein de fruits dans nos valises.

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Nous nous arrêtons dans un autre village pour la nuit près du terrain de foot et de l’école. Comme à Lepenac, des enfants jouent. Appelées par une des petites filles, très vite, deux habitantes arrivent à notre rencontre. Après quelques échanges, l’une nous invite chez elle. C’est l’anniversaire de son fils et elle veut nous offrir une part de gâteau. Nous sommes exténués mais ce serait impoli de refuser. Nous acceptons seulement pour une heure. La maison est à environ 800m. La nuit tombe. Sur le chemin, des villageois s’interrogent sur nous. A l’arrivée, c’est la fête chez elle et les grands-parents et quelques amis sont présents. Nous ne pensions pas qu’il y aurait autant de monde. Les questions fusent sur la composition de notre famille et sur notre camping-car (ils ne semblent pas comprendre le principe du camping-car avec son aménagement qui permet de manger, dormir et se laver). Au bout de quelques minutes, ils nous demandent une photo puis deux et ainsi de suite avec tout le monde. Ils sont gentils mais nous sommes fatigués par toute cette attention portée sur Clémentine et Lisa. C’est un peu l’euphorie ici. Par ailleurs, Nicolas est inquiet. Big Mama est fermé à clé mais nous avons laissé toutes les fenêtres ouvertes avec le sac bien en évidence contenant tous nos papiers et notre argent ainsi que l’ordinateur. Sur le chemin du retour, il fait nuit et nous nous dépêchons. A l’arrivée, tout est OK. Les serbes nous ont toujours dit qu’ils étaient « Good people ». La preuve !!! Toute la famille est épuisée par cette longue journée. Le lendemain, lorsque nous remplissons la cuve d’eau, une femme nous donne encore des concombres et quelques prunes !!!

Nous terminons la Serbie par la découverte du parc national de TARA. Immense et magnifique parc. Nous bivouaquons au milieu des sapins dans un silence absolu et une obscurité totale. Dans la journée, la température oscille entre 10 et 12°C. Nous avons perdu plus de 20°C en quelques heures.

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Passage éclair en Bosnie et dans les terres croates

Les deux jours suivants, nous roulons quasiment toute la journée. En Bosnie, les villes que nous traversons sont plus développées que leurs voisines serbes mais ont beaucoup moins de charme. Nous y passerons une nuit sans grande conviction.

En revanche, la campagne croate est charmante : jolies maisons, cours de ferme, séchoirs à maïs. Ils ont su allier modernité et tradition. Pourtant, nous ne nous y attardons pas à cause de l’interdiction de camping sauvage.

La Slovénie : on reviendra !!!

Nous n’avions que quelques heures de routes à faire pour rejoindre l’Autriche. Nous nous arrêtons deux jours dans le charmant village de Markovci. Nous faisons une super promenade le long d’un canal. Il y a des pistes cyclables partout. On s’y sent très bien et nous avons envie de revenir un jour pour mieux connaître le pays. Pourquoi pas un prochain trip en vélo ? L’avenir nous le dira…

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Que se passe-t-il quand vous voyagez avec des enfants noirs dans des pays peuplés uniquement de blancs ?

En Macédoine, en Serbie et en Bosnie, la population n’a jamais vu de noirs et encore moins des enfants. Les jours passés dans ces pays ont parfois été déroutants pour nous. Nous avons vécu une attention omniprésente sur Clémentine et Lisa qui a fini par nous étouffer. Tous les jours, des regards curieux, les filles qui sont touchées, une petite tape sur la tête, la texture de leurs cheveux, leurs tresses. Des gestes qui étaient anodins pour ceux qui les portaient, mais qui accumulés, devenaient particulièrement agaçants. Parfois, Charlotte en était invisible comme cette femme qui, rencontrée sur un sentier, demande à Clémentine et Lisa comment elles s’appellent puis s’en va. Charlotte qui attendait son tour juste à côté se met à pleurer et nous dit : « elle ne m’a pas demandé à moi ». Alors, on a rappelé la femme pour que Charlotte puisse aussi dire son prénom fièrement. Nous en étions bouche bée. Tous les jours aussi, des demandes en photos, parfois des questions sur notre filiation. Nous n’avons jamais rencontré de méchanceté mais beaucoup de maladresse et de curiosité. Nous nous sommes sentis à plusieurs reprises comme des célébrités ou comme un phénomène de foire. Rien de pire qu’une trop grande attention portée à quelqu’un pour lui rappeler sa différence. L’important, c’est que les filles, avec leur jeune âge, n’en ont pas souffert. Nous en avons parlé avec Clémentine pour lui expliquer qu’elle avait le droit de dire non. Mais, être sous le feu des projecteurs n’a jamais dérangé Clémentine. Quant à Lisa, être le phénomène de foire c’est plutôt son habitude. Au contraire, elle n’a jamais autant accumulé les gags. C’est finalement Nicolas et moi que ce comportement a le plus fatigué car nous avions envie d’être tranquilles. Par ailleurs, avec notre regard d’adulte, la question éthique s’est imposée.

 

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Du Montenegro à la Grèce

 DU MONTENEGRO A LA GRECE

Sweet Montenegro

Notre première nuit au Montenegro s’est déroulée le long des bouches de Kotor. C’est un fjord qui forme un ensemble de baies splendides. L’eau est agréable surtout au soleil couchant où nous apprécions de piquer une tête seuls. Nous sommes contents de reprendre les bivouacs sauvages, de ne pas tout le temps être obligés de dire aux filles de ne pas faire de bruit pour ne pas déranger nos voisins campeurs. Le lendemain, nous visitons la vieille ville médiévale de Kotor. Nous entamons l’ascension qui mène à la forteresse Saint-James. Il fait chaud mais ce petit défi physique nous fait du bien après ces jours de farniente en Croatie. Les filles sont de vraies championnes, elles grimpent les marches comme nous. Pour les motiver, nous leur avons dit que la princesse Fiona était enfermée là-haut dans le château et qu’il fallait la délivrer. Charlotte est le dragon, Clémentine l’âne et Lisa est Shrek. Elles y croient à fond surtout Clémentine.Dans la forteresse, elles se font leur petite histoire. Après un repas qui nous remet d’aplomb, nous prenons la route de Cetinje, l’ancienne capitale du pays, perchée dans les montagnes. La ville est paisible (à part les vilains toutous qui aboient la nuit) et les habitants souriants. On passera la fin de journée et le jour suivant dans le parc ombragé où les filles peuvent faire du vélo. On reprend aussi les cahiers d’école à la demande de Charlotte.

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Le lundi, nous passons la journée au parc Lovcén. La route qui y mène est en lacets. J’ai le vertige !!! Les panoramas sont époustouflants. Le soir, nous repassons par Cetinje pour faire le plein de sciure dans une scierie. Le patron est hyper sympa, il nous proposera aussi de faire le plein d’eau potable ce qu’on apprécie avant l’Albanie où il est déconseillé de boire l‘eau du robinet. Il nous met en garde contre l’Albanie : « not good people ». Je prends cela avec détachement, la fiche pays du ministère des affaires étrangères ne parle pas d’insécurité en Albanie pour les touristes. Nico a plus de mal à prendre du recul.

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Cette nuit-là sera horrible. Nous bivouaquons le long de la route faute de mieux, la côte monténégrine étant blindée de touristes. On regrette de ne pas avoir dormi une nuit supplémentaire à Cetinje.

Albanie : deux petits jours et puis s’en va

Dès le passage de la frontière, c’est un autre monde qui s’ouvre à nous. Il y a des enfants, des membres et des éclopés, sans doute de la communauté tzigane, qui mendient auprès des voitures. Une vraie cour des miracles… Nous sommes replongés quelques années en arrière en plein Addis Abeba … Nous essayons de trouver un bivouac près du lac Skröder mais sans grande conviction. Nous décidons alors d’aller sur la côte. BEURK, la seule ville côtière est tout ce que nous détestons. Nous reprenons alors la route vers les montagnes. Cette fois, les paysages sont jolis en majorité agricoles. Devant chaque maison, on trouve des parcelles de maïs, des pastèques, des beaux jardins. Ici ou là, on croise des ânes, des vaches, des biquettes ou des chevaux qui traînent des charrettes. Les routes principales sont correctes, c’est une belle surprise. Nous passerons la nuit à Elbasan. Nous décidons de ne pas rester en Albanie pour plusieurs raisons : monétaire (nous n’avons plus d’espèces et ne voulons pas en retirer au distributeur car la commission sera importante), les bivouacs hors parking restaurant ou station-service sont difficiles à trouver, la route côtière du sud qui vaut le détour est fortement déconseillé pour les camions de plus de 7m sous peine de casse. Big Mama mesure 7.70m.

Alors Albanais : Good or not good people ? Vu le peu de temps passé, c’est difficile d’y répondre. Toutefois, les paysans et les habitants des régions traversées semblaient tout à fait sympathiques. La mauvaise réputation est liée à la mafia que nous n’avons pas rencontrée.

Le mot de la fin : les albanais ont le culte de leurs voitures car il y a des stations-services et des stations de lavage artisanales tous les 500m. Pas cool !!!

Nous rejoindrons finalement la Macédoine le lendemain qui est toute proche.

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Macédoine : le lieu des rencontres

Nous avons trouvé un petit coin de paradis aux portes du parc national de Pelister sur une aire composée d’une chapelle, de tables de pique-nique, d’eau potable fraîche qui descend de la montagne et des départs de sentiers de randonnée. A peine arrivés, nous rencontrons Bjorgse, un macédonien qui a vécu en France jusqu’à ses 6 ans, avec qui nous partageons une bière. Il se trouve que ce lieu est assez fréquenté par les macédoniens : certains venant prendre de l’eau, certains venant déposer une offrande, d’autres comme les transporteurs de bois descendant de leur chantier venant faire une pause. L’endroit est convivial. Charlotte et Lisa y apprendront à faire du vélo comme les grands.

Nous rencontrerons également Samuel, un cyclotouriste vosgien, qui voyage depuis le mois d’avril pour une période d’un an ou plus. Nous partagerons nos anecdotes de voyage, notre démarche, un peu de notre vie pendant deux jours. Enfin, au lever du troisième jour, c’est Aurélia, cyclotouriste elle-aussi, qui fera sa pause ainsi que Jean-Philippe, à pied quant à lui. Nous voilà huit français réunis là par hasard à partager notre petit-déjeuner et nos expériences. Aurélia et Samuel décideront de faire un bout de route ensemble.

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Nos premiers pas en Grèce

Nous traversons la Grèce par l’intérieur du pays pour être au calme. Il y a des chapelles avec des espaces verts disséminées un peu partout dans le pays pour notre plus grand bonheur. C’est le rêve des bivouacs paisibles !!! Régis si tu nous lis, Nico dira : « ça y est, c’est le signe que nous attendions ». La Grèce intérieure est très rurale et montagneuse. Les chaînes de montagnes sont magnifiques et laissent place ensuite à de grandes zones agricoles. On découvre de vieux bâtiments ici ou là, parfois même des cabanes en tôle où habitent des hommes sans doute des ermites ?

A Delphes où le site est exceptionnel, nous sommes surpris par le peu de touristes. Les restaurants et cafés sont vides.

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 Il y a un peu plus de monde à Athènes mais vraiment rien d’extraordinaire pour une capitale. C’est plutôt sympa de pouvoir découvrir l’Acropole dans ces conditions. En revanche, nous n’aimerions pas avoir un commerce. On sent que ce n’est pas la fête question développement économique. La ville n’est pas une démonstration de fric comme souvent dans les centres villes des capitales. On y trouve beaucoup de boutiques « vintage », des sortes d’ateliers vide-greniers. Un plaisir pour les fouineurs. Avant d’être une ville pour les touristes, Athènes est une ville pour les athéniens et l’ambiance est hyper agréable.

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Depuis deux jours, on a la chance de rencontrer des grecs qui aiment nous faire découvrir leurs produits. Sur une plage isolée à côté d’Athènes, deux pêcheurs nous feront déguster des oursins et nous montreront les fruits de mer locaux. Le lendemain, c’est Ionnas, agriculteur bio, qui est à nos petits soins. Il nous apportera pastèque, tomates, basilic et concombres de son jardin ainsi qu’une délicieuse glace au chocolat. Il nous invitera à déjeuner le dimanche.

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Et pour vous dégouter un petit peu, ce matin, nous nous sommes réveillés sur une plage. C’est pas beau ça!!!

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Il est maintenant venu le temps de la remontée en France. Le temps passe vite et il nous faut rentrer pour préparer la suite de notre voyage.